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08 septembre 2011

Étoile russe

20h30, ce soir...
D'accord, Baryshnikov n'est plus tout jeune, mais...
Quel homme ! Quel homme !

11 février 2010

Smoking et nœud pap's

Des "vides" et des "pleins": en Mars, feu d'artifice de sorties !
Il y a donc une justice...
Après avoir pleuré toutes mes larmes en réalisant que j'avais râté la saison des ballets russes au Trocadéro... Je m'étais résolue à les regarder en rediff. sur France 3, super !
... Mais l'avatar de Nijinski a entendu mon courroux ! et le mois prochain un nouvel hommage est rendu à Diaghilev au théâtre des Champs Élysées. Je vais donc ENFIN assister à L'après midi d'un faune en vrai de vrai ! Rien que d'y penser des petites paillettes dorées me tombent devant les yeux ! Est-ce les costumes et décors de Bakst ? L'étrangeté gesticulaire du satyre... ? La musique symboliste de Debussy ? ... faut-il choisir ? La magie opère sans doute par les 3 !

Toujours slave
Le programme se poursuit avec un concert évènement donné par le Roumain, Vladimir Cosma. Boum, Le Grand Blond débarque, c'est La totale ! Confidences pour confidences ce compositeur est L'as des as et avec lui Nous irons tous au paradis...

À l'acide...
Parfois inégal dans ces papiers... mais cependant nécessaire ! Sa chronique d'Inter est une véritable bombe à eau, ça va du potache au lancé de couteaux... c'est culotté à souhait (chaque matin on se demande un peu quand Ph. Val va le dégommer) et de fait ultra poilant. Tandis que l'ensemble des médias se gargarise et ne tarit pas d'éloges sur le spectacle de Guillaume Gallienne (ça en devient louche, même Drucker en parle), nous préférons voir un Guillon qu'un Gallienne.

20 novembre 2007

Sombres héros

Sombrero

C'est le nom du ballet de Philippe Découflé que j'ai vu le week end dernier, mais ça pourrait aussi s'appeler "du bon usage de la vidéo dans le ballet contemporain".

Depuis 10 ans tout le monde s'est mis à la vidéo... pour le meilleur ou pour le pire (Cf. "le jardin io io ito ito" de José Montalvo... archi nul !). Ici, c'est pour le meilleur !

Intelligent et bien dosé, Sombrero surprend et innove ! La caméra est partout : en haut, en bas, en biais ! Les danseurs jouent avec, deviennent ombres chinoises, diformes ou tordus, recto et verso à la fois.
La synchronisation doit être parfaite et les mouvements du danseur, calés sur des jeux d'ombres. Ca ressemble à du travail d'orfèvre, ça semble juste impossible, mais eux le font avec brio ("avec qui ?").
La troupe est épatante notamment le président du Groland (j'vous jure) qui fait partie du spectacle ! Excellent tout ça... enfin surtout la 1ère partie. La fin finie un peu anarchiquement et perd de vue l'unité de l'ombre... dommage !

21 juin 2007

Et pourquoi pas Nijinski ?

21 juin : jour du bilan.
Dans la vie d’un enseignant tout se termine toujours le 21 juin.
Anormale parmi les normaux, ce jour de fête (de la musique) a souvent été pour moi, un jour d’immense vacuité. À cette date l’année scolaire est terminée et contrairement à l’idée reçue cela ne s’accompagne pas nécessairement d’une joie débordante. La fin des cours est un passage psychologiquement critique qui s’accompagne d’une inexorable et annuelle prise de conscience : celle que le temps passe. Certes en septembre tout recommencera, mais curieusement rien ne sera pareil, à commencer par les élèves. L’idée d’un perpétuel recommencement est assez oppressant car mécanique, comme si le professeur au fond n’était qu’un robot éternellement paramétré pour modeler les esprits !
À chaque fin d’année j’en suis donc là à me remettre en question et à deviser sur le fait qu’il est effrayant de ne pas laisser de traces derrière soit, alors que les ans laissent des traces sur nous ! On repense aux élèves que l’on a fini par aimer au bout du compte ! Et que l’on ne verra plus, qui vont poursuivre leur route comme nous la notre en faisant semblant que rien ne nous affecte jamais.

21 juin : jour du souvenir.
La « fin » du travail coïncide avec la fête de la musique. Je me rappelle l’avoir passée avec Drucker sur France 2 ou avec des copains de classe et de fac, avec des collègues ou des amis aussi. C’était à Hyères, à Nice, à Marseille ou à Paris, au Luxembourg ou aux Tuileries sous la grande roue qui m’illumine encore de ses feux colorés. C’était beau. De chouettes souvenirs mais qui m’assaillent un peu trop fort. Que le temps passe...

21 juin 2007 : jour des bonnes résolutions.
Fort du constat précédent et de l’humeur massacrante du jour, 3 choses s’imposent !
Un : arrêter de ressasser ses souvenirs en se prenant pour Elisabeth Bennet dans Pride and Prejudice ;
Deux : arrêter de regarder voler les moucherons (et la pendule qui n’avance pas) d’un air dépité d’avance (lui) ;
Trois : arrêter de penser que je suis la victime perpétuelle d’autrui bref, arrêter de penser que j’ai une raison valable de déprimer.
Pour tenir toutes ces bonnes résolutions, une solution : le musée d’Orsay.

10 heures.
Après toutes ces tergiversations et avoir hésité mille fois à bouger mon derrière pour éviter la sinistrose, je descends prendre mon vélo décati, qui a bien failli me servir d’alibi pour ne rien faire. À la guerre comme à la guerre, il n’a plus qu’un frein, et bien qu’à cela ne tienne, je freinerais avec les pieds ! En route vers la Seine, à la gare d’Orsay !
Quel drôle de sentiment que celui d’arriver chez soi ! Je le connais du fond du cœur ce musée et refais sempiternellement le parcours pour saluer les mêmes tableaux. Je sais où chacun se loge et remarque immédiatement les changements d’accrochages et les pièces qui ont disparu le temps d’un prêt. Je viens régulièrement rendre visite à ces amis inertes qui me font tant de bien. C’est un pèlerinage, païen ! Peut-être parce que j’ai reçu une éducation des plus anticléricale je réalise aujourd’hui à quel point il est fondamental de croire en des icônes. Elles parachèvent notre fabrication et sont les référents qui font notre consistance !
Je n’arrive pas à dater précisément cette révélation quasi mystique pour la peinture. Cela se situe très probablement autour de 1995, au moment où j’ai découvert mon maître absolu en matière de littérature : Flaubert, qui se trouve être le point de départ de mon tissage culturel !
Toujours est-il que je peux passer des heures à Orsay (et le fais) à me ressourcer, seule, en tête à tête avec les toiles. Je les regarde familièrement et il faut croire qu’elles me répondent. Elles me renvoient des souvenirs et des Correspondances. Vertige Stendhalien ou pas, je dois quand même reconnaître que la peinture me transcende et revêt un caractère fondamental dans ma construction intellectuelle (ça manque vraiment de modestie tout ça !).
Le bilan.
Suis très contente d’avoir échappé au cafard du 21 juin !
Cela dit je reviens un peu frustrée de mon pèlerinage : le seul Burne-Jones d’Orsay était à Lyon et les étages destinés aux arts décoratifs néo-gothiques étaient fermés. Côté expositions temporaires c’était inégal, celle sur les architectures des expositions universelles était peu fournie, par contre la collection de photographies sur le thème de « la main » était tout à fait intéressante. Il y avait quelques photographies de Julia Margaret Cameron, que j’aime beaucoup et deux ou trois très beaux clichés de Nijinski (les plus célèbres) dans le costume de « l’après midi d’un faune » (photos qui me vaudront d’aller chez Gibert relire les 110 alexandrins du poème éponyme de Mallarmé !). Enfin l’expo sur Vollard fait un tabac, il faut dire qu’elle présente les œuvres sacrées du début du XXème, réunissant des pièces maîtresses de Cézanne, Van Gogh, Gauguin ou Picasso.
17h30.
L’après midi est déjà bien entamé, il est temps de regagner ses pénates…

10 janvier 2007

Demandez le programme !


Bonnes résolutions pour 2007 : sortir, sortir et sortir...
Pour le 1er ballet de cette année, il ne fallait pas lésiner : ce sera donc le ballet de Stuttgart, que dirige par Angelin Preljocaj le temps que passent 4 saisons... de Vivaldi.
Au vu des photographies prises lors de précédentes représentations (ci-contre), le spectacle promet d'être magnifique et semble redonner ses lettres de noblesses à une oeuvre grandiose à mauvais titre dévoyée et abaissée au rang de musique d'ascenseur...

... à suivre

Une fois vu, je confirme 1000 fois tous les bons a priori que j'avais. Le ballet offre une mise en scène très moderne qui flirte par moment avec l'érotisme ; les costumes varient entre simplicité colorée et raffinement grotesque (l'homme "automne" est ouvert d'éponges naturelles) ; les décors cultivent une esthétique ludique mais chic (à l'été les vamps se pavanent en maillot-talons au bord d'une hypothétique piscine)...
Voilà un ballet qui passe bien vite, comme ces saisons qui célèbrent la vie et au sens plus large l'amour. On sort épaté devant les performances des ces danseurs contemporains, merveilleux athlètes et acrobates, bien plus réels que les danseurs classiques, un peu figés dans leurs tutus roses, ceux-ci nous proposent un grand moment de vie, sans que ne soit sacrifiée la grâce d'un ballet.

16 décembre 2006

On croise les doigts pour Coppélia

Depuis que je l'ai vu inscrit au programme 2006-2007 de l'Opéra Bastille, je meurs d'envie d'aller le voir le ballet Coppélia. Seulement...
il faut :
1- Digérer le prix du billet : c'est fait...
2- Convaincre Julien d'y aller : c'est fait...
3- Savoir si ce dernier est libre en soirée un de ces jours prochains : pas gagné !

Affaire à suivre...

ah ! Que dire de Coppélia ? Ballet classique que nous aurons toujours plaisir à revoir ! Jolie mise en scène pour des étoiles de plumes, mignonnes à souhait, jolis décors qui s'appuient sur des rideaux tout en transparence ou des effets lumineux des plus sophistiqués. Autant dire une chorégraphie qui conjugue tradition et modernité et fait le lien entre le XIXème siècle de Coppélius et notre époque présente. Un savant mélange qui évite de faire chuter le ballet dans le "cul-cul" tant redouté par ceux qui détestent les ballets classiques !