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28 août 2015

Reine des fakes

"Libérée, Délivrée, je ne mentirai plus jamais... " 
Depuis 2 mois non stop j'ai droit à toute la bande originale du film de la Reine des neiges. Comme par miracle (et exploit) j'avais réussi à préserver B. jusque là des princesses et des princes charmants Rrrhh ! Moi qui la voudrait guerrière, chevauchante (mais point Jeanne d'Arc). 
Et puis un jour je débarque au beau milieu de la cour de récré de son école et je vois toutes ses copines chanter le fameux refrain. C'est à ce moment très précis, lorsque Eloïse et Hyacinthe entamaient en coeur le "Libéréeeee" que j'ai compris à quel point sous des motifs féministo-je ne sais pas quoi je marginalisais B. 
Le soir même j'ouvre Canal Play, je prends ma môme et c'est parti la séance. Que n'allait-elle faire dans cette galère ! 
C'en est fini des histoires de mioches on s'en fout. 
Moi ce que je tiens à souligner c'est que Disney ne s'embarrasse pas avec l'histoire de l'Art. Je me plais à croire que sur le MILLIARD de spectateurs qui ont vu ce film, nous sommes une poignée à avoir focalisée sur le FAUX portrait de Jeanne d'Arc*, alors que tous les autres portraits de la galerie du château de Arendelle, eux sont des répliques de VRAIS tableaux, on reconnait Fragonnard, Bruegel ou Sargent par exemple. Une boulette pareille ne pouvait m'échapper. 
Jeanne d'Arc est un mythe en général pour la France et l'Angleterre. C'est plus la figure de la femme, de l'héroïne voire surtout de la martyre qui a prévalu dans la peinture. Hors moi, la figure mythique de la femme en peinture, de Joan Of Arc à Ophélie en passant par Lady Godiva ça me connaît. Pour le XIXème en tout cas, je suis bardée de références, voilà qui est dit ! 

Arrêt sur image, recherche Google... Choux blancs. Aucune trace de ce prétendu portrait équestre de Jeanne. Mes premières impressions se confirment. Je suis un peu déçue j'aurai bien aimé apprendre quelque chose, découvrir un artiste et le mettre sur la pile du haut de mes connaissances, mais rien. Andersen a écrit de jolies légendes moralisatrices et les studios Disney produisent des films magnifiques qui n'apprennent rien, enfin si que "l'Amour est un cadeau, eau, eau... " !

* Le scénario fait dire à Anna (voir image ci dessous) "Salut Jeanne d'Arc". 

29 janvier 2015

Rebelle

Elle est rousse.
Elle a des cheveux frisés.
Elle ne cherche pas de prince charmant et ne le trouve pas.
Son cheval a des pattes aussi grosses qu'un tronc d'arbre poilu.
Elle est pense, elle est rebelle.
Pour une fois voici une princesse qui rend honneur à notre sexe !
Vive Mérida, l'anti modèle-princesse.

13 mars 2014

Coup de ♥ est un euphémisme

Only Lovers Left Alive
un film de Jim Jarmush

Mots clés : vampire/zombie - savants - esthètes - littérature & science - solitude - spleen & idéal - 21ème siècle -  Amour comme antidote au désenchantement - vie plutôt que suicide - Rock'n roll - esprit chevaleresque. 

26 janvier 2013

❤ ❤ ❤

Trois coups de coeur pour le dernier Tarantino.
Rien à rajouter comme le parfait alcool se déguste sec, le café sans le sucre, il faudra VOIR Django unchained et se dispenser du blabla autour. 
À déguster au creux de l'hiver, au chaud d'un fauteuil de cinéma. 
Trois coeurs pour Christopher Waltz qu'LGF ad❤re de plus en plus.

07 novembre 2012

Une coupette de plus pour l'agent

James Bond (alias Daniel Craig) nous a habitué à du haut de gamme.
Costumes impec taillés sur mesure, coupe fraîche qui limite la casse après une course poursuite dans la pampa, grand seigneur et néanmoins macho-arrogant avec les femmes (qui aiment ça)...
Cependant on nous a caché que 007 est un gros alcoolique... et ça c'est pas glam' du tout, même s'il nous fait le coup des paillettes au casino.
L'agent a un gros bazard dans la poche (comprenez son Beretta), une belle grosse Omega au poignet... et souvent le verre à la main !

La preuve en chiffres et en images.
 De facétieux bondophiles ont mis Craig à l'épreuve. Dos au mur et côte à côte avec le fantôme de ses ancêtres, la vérité éclate aussi bleue que ses yeux... bientôt injectés !
Si Bond n'est pas 24/24 sur le terrain, faut pas s'tromper, c'est parce que le reste du temps il collé au zinc à faire le pilier de bar.
Dire qu'ici on arrive à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Le cinéma est capable de tout, même de transformer un alcoolo-flambeur en gentlemen panaché !
 Dans Casino Royale, l'agent se la raconte tellement qu'il invente sur le champ un cocktail nommé Vesper : summum du sex appeal aux yeux de l'héroïne. Je cite :
"A dry Martini, one. In a deep champagne goblet"
"Oui, monsieur"
"Just a moment. Tree measures of Gordon's, one of vodka, half a measure of Kina Lillet. Shake it very well until it's ice-cold, then add a large thin slice of lemon peel. Git it ?"
"Certainly monsieur."

Et hop', emballée la nana !
Nouvelles aventures : même recette.
Nous sommes dans Skyfall. Toujours une brune... mais cette fois, Bond ne pousse pas le vice, il ne sert pas tout à fait le même couplet : c'est ça la grande classe ! Cette fois il balance du champ'... et grâce au placement de produit nous aurons la chance de savoir qu'il fait péter du Bollinger.
Carrément moins excitant : la bière au lit. 
Que s'est-il passé ? A t-on lobotomisé 007 ? 
Disparu le dur de dur qui tient à l'alcool (le vrai) comme tout mec qui se respecte. Affalé et gros bourrin dans une chambre d'hôtel minable, ça picole une binouze en loucedé, une souillon au bras ! On est tombé bien bas... mais c'est le jackpot pour Heinekein. 
Enfin, terminons par les short-drinks, qui font de Bond notre écossais favori. En matière de whisky on ne l'a fait pas au super agent : du Macallan, et du 50 sinon rien. 2850 € la bouteille. Ça fait cher la cuite ... 

CQFD.
NB : Allez James, ne nous fait pas marcher : le coca, c'est juste pour le fric non ?

20 avril 2012

Recommandé


Film validé par LGF.
Nuri Bilge Ceylan est un maître... Du film toujours aussi subtil, silencieux, calme mais efficace. Avec bien peu de choses, une tension énorme, ce doit être cela le grand Art ! En prime une image sublime... qu'on aime ou qu'on aime pas je suppose tant le parti pris est tranché, mais LGF aime et plébiscite. Elle attend avec impatience que la bibliothèque acquière Il était une fois en Anatolie, le dernier du même auteur...

27 août 2011

Honoré continue sa comédie humaine

Plus la peine de le signaler, devant un film de Christophe Honoré, je ne réponds plus de rien ! Depuis Les chansons d'amour en tout cas, j'ai oublié d'être objective et fonce littéralement dans chacune des nouvelles aventures ! Non ma fille tu n'iras pas danser, avait sur moi l'effet d'un courant électrique... et ce n'est pas sans plaisir qu'ici je retrouvais Chiara dans un nouvel épisode, mais toujours empêtrée dans les "fils de laine gris" comme dirait l'autre (Melancholia, qui n'a en revanche pas touché ma corde).
Comme pour Les chansons d'amour, Honoré ressuscite (avec talent, merci Alex Beaupain) la comédie musicale. On aime les mélodies, on aime les chansons (le CD s'use déjà dans la platine !), on aime les interprétations d'une Ludivine Sagnier de plus en plus affirmée à une Catherine Deneuve appliquée et bonne élève. Prix spécial pour Louis Garrel et sa belle voix de lover !
En un mot (... euh, non impossible en fait !) : on sort de la projection en se disant, "tiens si on rerentrait ?"... bref, le "syndrôme classique Honoré" !

19 décembre 2010

Le temps de la coïncidence

J'avais déjà parlé de ce tableau de Gérôme.
Cartésienne comme pas deux, j'adore pourtant me trouver nez à nez avec le hasard et la coïncidence. En voici un bref exemple : la semaine dernière, dose de Cinéma hebdomadaire oblige, je découvre Le temps de l'innocence de Martin Scorsese.
(Je la fais courte) :
L'intrigue se déroule dans la haute société new yorkaise, petite caste étriquée et puritaine, bref, les Belmont, famille modèle, donnent un bal auquel Newland Archer, un jeune avocat (Daniel Day-Lewis) est convié. Alors qu'il déambule de la salle de danse aux salons, son regard -et le notre- balaie le paysage tandis qu'une voix off précise sa pensée et le ressenti de son "intronisation" dans ce beau monde bien conformiste... et là : le tableau ! Comme si Scorsese l'avait choisi sur mesure, rien que pour moi ! Petit instant de bonheur !

16 décembre 2010

Со́фья Андре́евна Толста́я*



Aah ! Helen Mirren... quelle comédienne !
Grands personnages de l'histoire passée ou présente (c'est la Reine d'Angleterre s'il vous plait dans The Queen) ou rôles populaires et crasses (elle est la tenancière d'un lupanar dans Love Ranch), rien ne fait obstacle pour Helen Mirren qui se fond dans les rôles comme un caméléon change de couleur... la justesse de ton en plus !
La semaine passée je suis allée voir Tolstoï, le dernier automne (titre encore une fois bien mal traduit puisque l'original The Last Station a la vertu d'ancrer le film dans la réalité historique de la mort de Tolstoï : dans la gare d'Astapovo) dans lequel Helen Mirren incarne la Comtesse *Sophia Andreyevna Tolstaya, épouse de Léon Tolstoï.
Pas de chef d'oeuvre mais un film qui tire son épingle du jeu tant le sujet est casse gueule : faire le "biopic" de Tolstoï... le plus célèbre des écrivains... au monde rappelle le préambule !

Les acteurs et le scénario nous font revivre en fait les derniers mois d'un Tolstoï en son domaine d'Iasnaïa Poliana tout ouvert aux paparazzis qui photographient, notent, épient les moindres faits et gestes de l'Ogre et sa famille. C'est que Tolstoï est devenu le chantre d'une "nouvelle religion" faite d'ascèses... et de très grands dilemmes : la sainteté ou le sexe, le peuple ou la famille... la guerre ou la paix avec sa femme ? Le coeur du film est ici entre un Tolstoï qui entend léguer ses droits d'auteur au peuple... et Sophia qui s'accroche à son héritage avec furie.
Mari et femme sont émouvants de naturel. Le poids de leur jeu laisse d'ailleurs un peu à l'écart les autres rôles (le secrétaire (Valentin Bulgakov) et les fidèles disciples) qui ont nettement moins d'épaisseur. Toute la force dramatique dépend d'Helen Mirren qui donne au film un caractère haletant et le souffle de sa passion pour Tolstoï. Éternellement amoureuse, arrachée au Génie au nom de la doctrine, Sophia se transforme progressivement en martyre, sublime et pathétique. Noble et froide, la comtesse est en cependant la seule (avec Bulgakov qui
tardivement choisit l'Amour à l'idéologie) à ne pas renier les élans de son coeur, vieillit mais intact et brulant quant aux sentiments. Plus encore que les séquences naturalistes et les paysages à la Mikhail Nesterov (et surtout à la Isaak Levitan), c'est ELLE l'âme russe du film !


Isaak Levitan, La boulaie, 1889
Galerie Trétiakov, Moscou.

03 décembre 2010

Disney, parce que nous le valons bien !

Bonne pioche !
Cucuteries après cucuteries les Studios Disney nous avait bien lassés... ils reviennent ici pour le meilleur : un cru qui tient la route, un poil (que dis-je un cheveu !) moqueur (merci Romain Duris pour la VF), un chouia surréaliste (et si on collectionnait les mini licornes nous aussi ??), bref, tout ce qu'on aime en plus d'une 3D toute neuve qui vient de sortir... et qui nous épate encore !


Raiponce 3D, c'est doux c'est neuf ?

19 octobre 2010

i comme icare


Impossible n'est pas français.
Vendredi dernier, deuxième conversation "critique de la communication" by David Buxton. Après 3 heures intenses de concentré d'intelligence, me revoilà calée sur Norbert Wiener, le principe de Browning, le behaviorisme (...) et last but not least, l'expérience de Stanley Milgram.
(Qu'il est bon d'apprendre... et de (re ?)devenir un être pensant et cultivé !)
Je crois que je n'aurais pas le courage de vous pitcher ici le cours de Buxton (je l'ai déjà refait à Arnaud, puis Julien... y'en a marre !), alors je zappe pour en venir à i comme icare ! Ce film réalisé en 1979 par Henri Verneuil, reprend à la faveur d'une intrigue policière, l'expérience devenue célèbre de Milgram.
Nous sommes aux États-Unis en 1962. Stanley Milgram est chercheur en psychologie sociale (à Harvard je crois). Son postulat de départ est qu'un individu peut se plier aux ordres d'une autorité qu'il accepte quitte à entrer en contradiction avec sa conscience.
Le protocole expérimental est le suivant : un sujet-moniteur pose des questions à un sujet-"élève". Si ce dernier ne fournit pas les bonnes réponses le "teacher" lui envoie des chocs électriques à mesure plus forts. Le moniteur ignore que l'élève est complice de l'expérience et qu'il va simuler les cris et la douleur.
La préoccupante conclusion au test de Milgram est que 50% des moniteurs se soumettent aux ordres prétendus scientifiques... au détriment de la vie de l'élève !

Mais revenons-en à Icare...
Le film, du "années 70" pur jus. Les décors réels avec leurs immenses tours "avant-garde", les intérieurs nuits sont un délice, mais il faut avouer que i comme icare n'a rien d'un chef d'oeuvre. En somme le film est même franchement moyen, trop mou dans la réalisation, manquant d'unité (la mise en scène de l'expérience de Milgram s'éternise) et de fluidité (l'expérience, mal reliée à l'intrigue apparaît comme un "copié collé").
Yves Montand, égal à lui même est mauvais comme un cochon (c'est dingue ça ! Comment peut-on passer à la postérité en bluffant ainsi son monde ?)...
... Mais le film a un "je ne sais quoi" qui marche. Est-ce le côté "vintage", l'aspect pausé des choses qui malgré la lenteur reste agréable ? Est-ce l'ambition "très Resnais" de faire un film démonstratif sur le behaviorisme en vogue dans la France des années 70 ? Est-ce tout simplement le charme opérant d'Ennio Morricone qui compose la bande originale ? Quoiqu'il en soit on digère un dénouement vraiment facile et faiblard... on tolère les ficelles énormissimes et les erreurs de cohérence logique (le message codé sur une autre fréq
uence ne déforme pas la musique qui entoure l'intervalle... bravo l'artiste !)...
Mais le plus fou dans l'histoire c'est qu'RT9 a programmé le film ce dimanche alors que David Buxton y avait fait allusion le vendredi précédent : un film de 1979 ! Et que personne ne veut voir ! C'est pas énorme ça ? Bon j'arrête en ce moment je vois des signes partout...

Le must du film :
Un seul et incontestable :
- la perruque d'Yves Montand.

14 octobre 2010

Attention ! Chef d'oeuvre !

J'avais déjà parlé sur mon blog de Istvan Szabo, réalisateur hongrois qui justifie avec quelques rares autres (voilà ! je suis devenue psychorigide et obtuse... finalement ça ne m'a pas pris tant de temps que ça...) le bien fondé d'un film, et du cinéma au sens large.
J'avais été marquée au fer rouge par le Colonnel Redl vu en 2005 et largement séduite par Klaus Maria Brandauer ... mais ça, ça remonte à mes 14 ans ! Je vous la fais, allez :
Madame Zito (prof. d'histoire bien aimée), passait dans sa classe quelques extraits du célèbre film La Révolution de Robert Enrico. Le visionnage, fort long et réalisé dans de piètres conditions, était surtout pour Anna-Maria et moi le moment où nous repérions, je cite : "des blocs" dans le casting ! L'apprentissage effectif de la chronologie de la période révolutionnaire arrivait bien après !
Malgré la foule d'acteurs, y'avait franchement pas grand chose à se mettre sous la dent (Diable ! pourquoi n'avaient-ils pas appelé Brad Pitt ou Johnny Depp ?). Bref, nous avions tout de même dégotté Saint Just (incarné par Christopher Thompson, parfait inconnu à l'époque) et Danton (Klaus-Maria Brandauer) et avons jeté notre dévolu sur eux !

Le film en quelques phrases

Méphisto évoque le destin (?) d'un comédien avant-gardiste sous le IIIème Reich. Artiste, Hendrik se veut apolitique... mais l'histoire le rattrape : en 1933 chaque Allemand doit choisir son camp. Hendrik a confiance en son talent et veut la gloire.
Doit-il la refuser parce qu'elle porte les couleurs du nazisme ?
Au fond, Henrik n'est-il pas l'expression d'un Art qui doit vivre malgré les circonstances ? Est-il seulement question de sa propre ambition ?
L'Art est neutre, et l'Art doit être, donc Hendrik sera nazi au nom de l'Art.

Belle réflexion sur l'engagement, l'obéissance, l'Art et la passion... dans un contexte propice à déclencher l'émotion donc aussi la bêtise. Ici Szabo n'a pas peur de réfléchir et pose de vraies questions existentielles. Beaucoup d'artistes ont été stigmatisés voire traités de "collabos" après guerre pour avoir continué leur pratique en dépit des circonstances extra-ordinaires. Ne pas s'engager était considéré comme un péché véniel, comme une entrave à l'acte même de créer, comme l'impossibilité de prétendre au titre d'artiste. Pas de réponse ici, mais le film a l'immense mérite d'oser poser la question... Après à nous de chasser le diable !
Klaus-Maria Brandauer incarne Hendrik Hoefgen,
comédien génial et aussi tourmenté qu'un protrait d'Egon Schiele...
Mephisto a été couronné meilleur film étranger pour l'année 1982 aux Oscars.

30 septembre 2010

Le portrait de Dolan, great !

Début de long week end.
Je rentre d'une séance-ciné-solo.
Aimerais vous parler d'un coup de coeur... mais il faudra attendre un peu, disons au moins que je rentre de Bretagne et que j'écrive un peu sur ces Amours imaginaires à la Dolan.
Je ne résiste pas à l'idée de vous dire un mot sur mon must have de la saison : la coupe 60's à la James Dean. On avait déjà repéré celle de Jon Kortajarena dans A single man... voilà une tendance montante pour les hommes...
... Arnaud, a tout compris !
Finalement : CHANGEMENT DE PROGRAMME !
Julien est retenu au travail, et tout bien réfléchi, je devrais avoir le temps de vous parler un peu du film.
Avant tout, je tiens à préciser que lors de la projection à laquelle j'ai assisté, trois personnes ont quitté la salle en soufflant... notamment parce que (je cite la vieille à côté de moi (ouf ! elle a fini par déguerpir !)) : "c'est lent !"

Cela étant dit, OUI c'est lent, OUI ça dialogue pas tellement, OUI y'a des moments "clips musicaux" et donc OUI Les amours imaginaires est un film "ambiance" !
J'aime beaucoup employer cette expression avec dérision... ça dit tout et surtout rien à la fois, mais depuis qu'une nana qui se prenait pour ce qu'elle n'était pas me l'a balancé de façon mémorable au cours d'une conversation tout aussi mémorable j'ai plaisir à l'employer, histoire (3 ans après rien que ça) d'exorciser ma rancune !
Ils sont 3 : Marie, Nicolas et Francis. Trois boules de flipper qui vont se frôler, se toucher, se choquer, se frotter aux sentiments. Mélange de Marivaux et de Huis Clos, le second film de Xavier Dolan souffle sa jeunesse et son cran ! C'est neuf, différent, décalé et dérageant de fait... ça ne ressemble qu'à du Dolan ce qui en soit est sans doute le meilleur des compliments ! La parole s'efface et laisse le beau rôle à l'image, mais celle ci quoique rare est juste, intelligente et pleine d'esprit. On craque pour Marie et Francis deux loosers magnifiques, littéralement à côté de leur plaque : adulescents de 2010 ils ne jurent que pas les sapes "vintage", les coupes James Dean et le khôl "oeil de biche" ! Mais en Amour qui à le bon code ? Il confondent les sentiments mais assument leurs choix, quitte à se brûler les ailes... et griller des tonnes de cigarettes !

Mots clés :
Sincérité et justesse des comédiens
Confusions des sentiments
Mélancolie (Dalida qui chante Bang Bang en toile de fond ça le fait !)
Pesanteur des instants présents (on aime l'abus et le re-abus du ralenti... tellement esthétique !)

Une citation :
"c'est pas parce que c'est vintage que c'est beau"

14 septembre 2010

NonArt nouveau

L'affiche rappelle celle de Gismonda crée par Mucha "pour" Sarah Bernhardt.
Il ne m'en fallait pas plus pour réserver fissa deux places ! Et puis à 9,50 le billet dans le cadre de l'Opération "Soyez les 1ers aux 1ères" ça ne se refuse pas !
À ce prix, on peut bien essuyer les plâtres et les bafouilles des comédiens en rodage ! Car au fond c'est quand même ça l'idée ? Mais non, suis-je bête, il s'agit de "promotion de la culture", stricto sensu !

19 août 2010

Dans les studios, la plage

1- Le passage à L.A et Vegas a renforcé mon goût pour les sixties ce n'est plus à prouver (Cf. post précédent).

2- Comme chaque été la chaîne télévisée Arte programme des week end thématiques délectables. On se souvient du summer 70's, puis du summer 80's ; cette année la chaîne franco-allemande nous régale de programmes 60's pur jus. Comme disent les gens de la télé (celle que je ne regarde pas) : "que du bonheur !"

J'ai râté (comme souvent) presque tous les films et documentaires... oui bon, c'est vrai, j'aurais aussi pu passer l'été devant mon poste... mais c'est bête je suis allée aux États-Unis, trop dur la vie !

Blague à part, je tombe donc dimanche dernier sur l'idole d'Acapulco, film 100% "Hollywood Studios" avec pelouses synthétiques, palmiers de papier et autres décors cartons pâte qui ne font même pas illusion 2 minutes !
Le scénar à tout d'un mauvais nanar... mais Dieu que le KING est beau (on pardonne le brushing parfait après un plongeon du haut du rocher de la Quebrada) et qu'Ursula Andress est belle en bikini jaune d'or !
C'est kitsch que ça n'en peut plus, mais le charme désuet du film "en TECHNICOLOR" nous tient jusqu'au bout de la nuit !
Le film enchaîne sur un concert d'Elvis à Vegas... il est minuit, mais les images du Strip, du Flamingo (avant qu'il ne brûle), de l'International Hotel me clouent au canapé ! Nous sommes passés au noir et blanc et ces couleurs donnent à Vegas un look qu'elle n'a plus hélas !
Les chansons du King se mêlent aux images aériennes de la ville, elles rattrapent un documentaire au demeurant très mauvais. On attend que ça passe, alors arrive le célébrissime JAILHOUSE ROCK, le meilleur film d'Elvis dit-on... mais là, il faut mettre une cassette, la nuit est déjà trop entamée !

11 février 2010

Smoking et nœud pap's

Des "vides" et des "pleins": en Mars, feu d'artifice de sorties !
Il y a donc une justice...
Après avoir pleuré toutes mes larmes en réalisant que j'avais râté la saison des ballets russes au Trocadéro... Je m'étais résolue à les regarder en rediff. sur France 3, super !
... Mais l'avatar de Nijinski a entendu mon courroux ! et le mois prochain un nouvel hommage est rendu à Diaghilev au théâtre des Champs Élysées. Je vais donc ENFIN assister à L'après midi d'un faune en vrai de vrai ! Rien que d'y penser des petites paillettes dorées me tombent devant les yeux ! Est-ce les costumes et décors de Bakst ? L'étrangeté gesticulaire du satyre... ? La musique symboliste de Debussy ? ... faut-il choisir ? La magie opère sans doute par les 3 !

Toujours slave
Le programme se poursuit avec un concert évènement donné par le Roumain, Vladimir Cosma. Boum, Le Grand Blond débarque, c'est La totale ! Confidences pour confidences ce compositeur est L'as des as et avec lui Nous irons tous au paradis...

À l'acide...
Parfois inégal dans ces papiers... mais cependant nécessaire ! Sa chronique d'Inter est une véritable bombe à eau, ça va du potache au lancé de couteaux... c'est culotté à souhait (chaque matin on se demande un peu quand Ph. Val va le dégommer) et de fait ultra poilant. Tandis que l'ensemble des médias se gargarise et ne tarit pas d'éloges sur le spectacle de Guillaume Gallienne (ça en devient louche, même Drucker en parle), nous préférons voir un Guillon qu'un Gallienne.

02 janvier 2010

La bonne année !


Tous les voeux possibles !
Puisque c'est de circonstance, je vous suggère si vous ne le connaissez pas un film, un vrai puisqu'un vieux, de Claude Lelouch intitulé, ça ne s'invente pas "La bonne année". Julien avait été charmé et n'arrêtait pas de m'en parler après l'avoir vu... moyennant 4 euros nous l'avons acquis en DVD... et me voilà contrainte à mon tour de vous le conseiller !
Lino Ventura (que je n'aime pas forcément d'habitude) déborde de naturel et pour une fois se montre très expressif (ça change de ses rôles hyper fermés et pudiques) face à Françoise Fabian tout aussi parfaite et amoureuse. Bref, un p'tit film de 1973 qui n'a pas vraiment pris de rides ! C'est tellement réussi qu'on se demande même comment ça peut être du Lelouch (ça c'est juste dégueux !). Ca a la trempe d'un Demy quand il tourne Lola, ou d'un Louis Malle, enfin, ne le râtez pas quand il repassera à 01 heures 53 sur TV5 Monde...

Photo Julien B.
Carqueiranne - Noël 2010.

05 avril 2009

L'historien mouille sa chemise...

... et monte sur les planches !

« Être chocolat, signifie être berné. Être privé d’une chose sur laquelle on comptait »
(Dictionnaire Robert)


Cette expression nous vient du cirque. Elle s’est imposée à la fin du XIXe siècle grâce au fameux duo Foottit et Chocolat. Peint par Toulouse-Lautrec, filmé par les frères Lumières, célébré par Jean Cocteau, le duo qui a inspiré Samuel Beckett est aujourd’hui tombé dans l’oubli.

Né à Cuba en 1864, Rafael Padilla, alias Chocolat est devenu le premier Auguste noir du cirque français pour fuir l’esclavage. Son duo avec le clown blanc met en scène la domination raciale au moment même où la République se lance dans l’aventure coloniale. C’est l’humiliation de Chocolat qui provoquait le rire du public français. C’est sans doute la raison pour laquelle nous avons oublié le seul clown noir de notre cirque national.




Gérard Noiriel, historien, directeur d’études à l’EHESS, a publié de nombreux ouvrages portant notamment sur l’histoire de l’immigration, du racisme et des intellectuels. Il fait des conférences sur ces questions depuis 25 ans, mais il s’est rendu compte des limites de ce type d’intervention pédagogique : « Pour lutter contre les préjugés et les stéréotypes, il faut aussi toucher les émotions du public. Pour cela, le chercheur a besoin des artistes. C’est ce que nous avons voulu montrer dans ce spectacle sur l’histoire du clown Chocolat. »

15 février 2009

Prévoyez les tomates

2 heures 40. C'est la durée du film L'étrange histoire de Benjamin Button, énorme navet comme en en voit rarement dieu merci !
Pendant le film on a le temps (forcément) de penser à peu près à tout, notamment au temps perdu, au repas du soir, et à c'qu'on fera c'week end... "pourquoi pas faire un stock de tomates à balancer sur le prochain film nullissime que l'on verra ?"

10 février 2009

Des Gens

Ce soir nous allons au théâtre voir la pièce de Zabou Breitman Des gens. Elle a monté cette pièce après avoir visionné Urgences et Faits divers de Raymond Depardon.
Trop hâte de voir Zabou, que j'apprécie de plus en plus ces derniers temps. Elle est tellement parfaite dans les rôles qu'elle incarne. Elle est aux côtés de Laurent Laffitte, un comédien qui monte dit-on.
... à suivre, je ferais un petit commentaire demain !

Retour.
Très bien.
Zabou a vraiment bien fait de passer du côté de la mise en scène ! Les saynètes font rire, mais le rire est un peu contenu. Nous sommes dans un hôpital psychiatrique ou un quelque chose de similaire. Tous les patients mimés sont vrais... Le passage par la fiction est une illusion, comique. Ouf ! On passe une bonne soirée !