Affichage des articles dont le libellé est J'enraaaage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est J'enraaaage. Afficher tous les articles

28 août 2015

Reine des fakes

"Libérée, Délivrée, je ne mentirai plus jamais... " 
Depuis 2 mois non stop j'ai droit à toute la bande originale du film de la Reine des neiges. Comme par miracle (et exploit) j'avais réussi à préserver B. jusque là des princesses et des princes charmants Rrrhh ! Moi qui la voudrait guerrière, chevauchante (mais point Jeanne d'Arc). 
Et puis un jour je débarque au beau milieu de la cour de récré de son école et je vois toutes ses copines chanter le fameux refrain. C'est à ce moment très précis, lorsque Eloïse et Hyacinthe entamaient en coeur le "Libéréeeee" que j'ai compris à quel point sous des motifs féministo-je ne sais pas quoi je marginalisais B. 
Le soir même j'ouvre Canal Play, je prends ma môme et c'est parti la séance. Que n'allait-elle faire dans cette galère ! 
C'en est fini des histoires de mioches on s'en fout. 
Moi ce que je tiens à souligner c'est que Disney ne s'embarrasse pas avec l'histoire de l'Art. Je me plais à croire que sur le MILLIARD de spectateurs qui ont vu ce film, nous sommes une poignée à avoir focalisée sur le FAUX portrait de Jeanne d'Arc*, alors que tous les autres portraits de la galerie du château de Arendelle, eux sont des répliques de VRAIS tableaux, on reconnait Fragonnard, Bruegel ou Sargent par exemple. Une boulette pareille ne pouvait m'échapper. 
Jeanne d'Arc est un mythe en général pour la France et l'Angleterre. C'est plus la figure de la femme, de l'héroïne voire surtout de la martyre qui a prévalu dans la peinture. Hors moi, la figure mythique de la femme en peinture, de Joan Of Arc à Ophélie en passant par Lady Godiva ça me connaît. Pour le XIXème en tout cas, je suis bardée de références, voilà qui est dit ! 

Arrêt sur image, recherche Google... Choux blancs. Aucune trace de ce prétendu portrait équestre de Jeanne. Mes premières impressions se confirment. Je suis un peu déçue j'aurai bien aimé apprendre quelque chose, découvrir un artiste et le mettre sur la pile du haut de mes connaissances, mais rien. Andersen a écrit de jolies légendes moralisatrices et les studios Disney produisent des films magnifiques qui n'apprennent rien, enfin si que "l'Amour est un cadeau, eau, eau... " !

* Le scénario fait dire à Anna (voir image ci dessous) "Salut Jeanne d'Arc". 

24 juillet 2015

1881 vs 2015

15 juillet 1881 contre 10 juillet 2015.
Joris-Karl Huysmans contre Emmanuelle Reineri-Boulay. 
HUYSMANS ! BON SANG HUYMANS ! L'homme qui a tout changé (bon y avait eu Sartre, Camus et Freud un peu avant !) de mon rapport à la littérature (et c'est d'Ormesson qui est à La Pléiade hein ?) et à la peinture. 
L'homme rejeté de tous, naturalistes avec Zola en tête (qu'il se les garde ses soirées de Médan, j'ai pas dis mes deux !). LE Michel Houellebecq d'hier (comparaison rieuse), celui qui a cherché dans la religion une solution à ses compulsions érotiques, près un génie : UN MALADE MENTAL !

134 ans me séparaient de l'écrivain qui s'isolait donc en 1881 à Fontenay-aux-Roses afin de soigner ses nerfs (expression si désuète, une jolie litote). 
J'ai refais aujourd'hui le parcours, et pris connaissance des lieux qui ont marqués l'auteur ici à Fontenay et qui l'on grandement influencé lors de la création de son Chef d'œuvre À rebours. J'ai longuement discuté avec l'archiviste de la ville avec qui j'ai réellement pu échanger, il en savait long sur le sujet, un vrai passionné et nous avons partagé un bon moment, ensemble à se revivre le passé. Près de son bureau demeurait même une tomette (!) de la maison provinciale où vivait Huysmans, excavée en 1955 lors de la construction de l'immeuble minable qui se situe aujourd'hui là où séjourna Huysmans. Ces tomettes ! À plusieurs reprises évoquées dans À rebours, carrées ou rondes selon les pièces de la propriété de Jean des Esseintes. 
Internet, mais surtout l'article fascinant de Germaine Mailhé, publié dans le Bulletin de la société Huysmans en 1965, m'ont permis de conclure à regret (et non à rebours !) que la demeure de des Esseintes n'est que pure fiction ! D'après Germaine Mailhé c'est surtout le 3 de la rue Jean Jaurès (rue des écoles en 1881), lieu de résidence de l'auteur qui servi de patron au roman. Le parc notamment, devenu presque forêt vierge comme dans le texte, les ferronneries et surtout la perspective, le panorama au delà des cimes. Seuls les détails topographiques viennent brouiller les pistes : des Esseintes habite le coteau et non le village (peuplé alors de deux mille personnes). Une métaphore géographique sublime pour qualifier l'homme qui se place au dessus de l'humanité et entend vivre dans l'isolement total !
Huysmans quitte probablement Fontenay le 26 septembre 1881... Voilà une coïncidence qu'il ne me plairait guère de partager même si moi aussi je suis sur le coteau !

25 mars 2015

Cadavres pas exquis


Il y a des photos chic et des photos choc.
Il y a cent ans, l'Empire ottoman décidait l'élimination de sa population arménienne. Un massacre planifié et systématique oublié jusqu'au milieu des années 80 et toujours nié par l'Etat turc... 
L'horreur et l'injustice semble encore plus grande lorsqu'elle touche aux enfants, mais tous étaient innocents. C'était en 1915... ce que l'histoire peut se répéter, hélas. 

04 février 2015

... Et puis replonger aussitôt

David Hockney 1972
Affiche pour les jeux olympiques de Munich.
Après entretien (positif) et confirmation que j'étais prise à coup de "nous sommes heureuses de vous confirmer que nous vous acceptons dans le service pour travailler avec nous sur de nouveaux projets de développement des publics" : pschitt !
Suit dix jours plus tard un mail qui commence par "Malheureusement, ...".
Je reste étonnée du sens de la manoeuvre : valider un entretien puis vérifier la capacité d'embauche qui s'avère nulle. 

12 août 2012

Haro sur la Bovary !

Pour situer nous sommes à la page 70.
Magazine : Glamour ; échoué sur un siège de TGV. C'est triste ? Non, ça en dit long sur le contenu : feuilleté/balancé.
Pourquoi celui de septembre ? Ne m'en demandez pas trop. Je reste factuelle : celui de septembre. 2012.
Le dossier, si j'ose dire s'intitule "L'amour Duracell"; sous titre : Les secrets pour que ça dure (plus de 6 mois) fermez la parenthèse.
Alléchant !
Moi : Ironique !
Ce n'est pas tout : je reprends la coupure de presse, je tiens à être précise ! Page 70, disais-je, Audrey Diwan, journaliste à Glamour nous dit tout et en particulier comment "FAIRE DE LA VIE UN KINDER SURPRISE". Ouh la la la la ! Ça, ma grande Audrey, je commence à AdOrer ! Nan, mais faut la pondre (oui, elle est facile) une tournure pareille ! Une semaine et je m'en remets toujours pas ! Qu'est-ce qu'on peut lire comme *#/%-biiippp-/*#% quand même ! La Miss Diwan, elle mange grâce à ça ! Plus elle en invente des grosses et mieux ça passe.
Alors je poursuis : dans le même gros dossier, bien solide, bien costaud - du job de pro m'sieurs, dames, la nana qui a bossé te le prouve et te balance comme ça au milieu de ce salmigondis de règles d'or du couple-Duracell, qu'il est hors de question de finir (je résume l'idée) comme la pauvre tâche de BOVARY !
Nom d'une pipe ! J'vais m'la faire cette fois cette petite *#/%-biiippp-/*#% de journaliste de *#/%-biiippp-/*#% !
Nan mais un peu de respect :
Et de 1 : Laisse la règle d'or à François Hollande ;
2 : Laisse à Duracell l'énergie et garde la tienne pour canaliser ta connerie ;
3 : Quand tu auras 2 minutes relis tes classiques et tire 2 ou 3 leçons de respect pour les génies de la littérature française.
4 : Si tu tombes sur mon blog et que tu as besoin d'un nègre, sans rancune...

29 juillet 2012

(John Singer) Sargent Pepper

Carnation Lily Lily Rose*

L'été, les moustiques, les grillades, le taboulé et ses POIVRONS.
L'été, c'est la saison des enfants.
Le mois de juillet, celui des chaleurs, du droit à la veillée après le souper et de la dernière cigale qui indique l'heure du coucher !
Comment c'était déjà d'être enfant ?
Et qu'est-ce que l'on perçoit de tout "ça" quand on est "petit" ?
Qu'est-ce que l'on perçoit du monde des "grands" ? De ces grandes tablées nocturnes ponctuées de bouteilles vides, des conversations à bâtons rompus et des rires gras de Grand-Papa ?
Peu. Rien.
R.
I.
E.
N.
RIEN. On en perçoit rien, car la plupart du temps, les règles des adultes sont opaques aux petits.
Les adultes parlent FORT.
Les adultes disent NON, n'expliquent pas.
Les adultes interdisent pour éviter parfois de se remettre en cause EUX parce que ça leur fait mal, alors sans que cela se voit, ils abîment leur petit : tac ! coup de couteau dans le ventre et garde le venin bien profond que ça te suçote le foie pour longtemps.

Il y a des enfants sages (la majorité ?) et peut-être des "terribles" comme disait Cocteau. Les enfants "inadaptés" au "monde des enfants", ceux dont on dit qu'ils ne "sont pas dans le moule" (Téfal), sont à mes yeux les plus BRILLANTS, sans aucun doute aussi les plus difficiles à cerner. Mais le jeu vaut toutes les chandelles : nous parlons de génie.

Quand j'étais petite, je n'étais intéressée par RIEN.
Les lectures de jeunesse par exemple, je les trouvais idiotes et ne lisais pas. Rapidement le diagnostic s'est imposé via  ma mère : je détestais lire. Quand j'ai découvert Molière, Camus, Flaubert, j'ai eu un choc ! C'était à 15 ans. Dans l'intervalle, combien de fois n'ai-je pas entendu : "tu ne lis jamais, c'est pas bien... " ; voire la petite variante : "fais comme ta soeur, prends un livre" ! Bien des paroles superflues, en regard du constat suivant : plus littéraire que LGF, tu meurs.

Quand je suis tombée sur ce tableau de John Singer Sargent, j'ai immédiatement eu envie de le joindre à mon blog. Je ne sais jamais à l'avance ce que vont devenir les images que je pique sur Internet, mais il va de soi que ces petites filles renvoient à une certaine idée de l'enfance-innocence que nous autres avons perdu en devenant adultes.
Chacun s'est déjà fait en parcourant ce blog, une idée de mon tempérament mélancolique. La tournure du message ne pouvait donc être tout à fait autre !
J'aimerais pour finir parler d'une dernière chose.
Ma mère rappelle souvent que mon grand-père, Fernand, disait à peu près la chose suivante : les enfants ont leur monde à eux. Parole simple. Cela me fait penser à leurs dessins. Aux dessins d'enfants, qu'ils sont les seuls à comprendre ; les seuls à dessiner de la sorte et aucun adulte n'a jamais réussit à reproduire le "je ne sais quoi-d'insaisissable" contenu dans le dessin d'un enfant (vaine quête de Picasso). C'est simple, simple comme cette conclusion : prenez soin de l'enfant, emballez-le dans du papier bulles : FRAGILE.

* 1885-1886, 174x154,8 cm, Tate Gallery, Londres

23 juillet 2012

Outrance

Vue cent fois et jamais fixé qu'ils l'avaient nommé favela.
 Mauvais goût, d'autant qu'il s'agit d'un "repose-séants" : à croire que les frères Campana (qui l'ont dessiné) s'assoient sur tout ça... 
... Favela en tête, la mise en déco ci dessus devient d'autant plus nauséeuse. Faut-il se réjouir du choc des contrastes ? ils disent :
- Vous comprenez, il faut jouer le décaaâlaaaâaage ; le Baroque s'accomode de l'avant garde, le strass convole avec le diamant ! La règle c'est qu'il n'y a plus de règles !
Alors voilà, on se retrouve avec : 
- un fauteuil hors de prix, 
- un fauteuil nommé "bidonville" 
- un salon Rococo-rico fort luxueux
- et des décorateurs d'intérieurs fous (c'est un pléonasme ?).

On l'aura compris le mélange ne ressemble pas au smoothie préféré de LGF, qui de toute évidence s'acharne (y compris pendant les vacances) à couper les cheveux en quatre... 
Sa conscience devrait lui conseiller d'urgence de changer de support : de laisser tomber les cheveux pour le bois. Un fauteuil en bûchettes c'est carrément plus rentable qu'un blog et ça représente une belle occasion de sortir... du bois.
message inspiré par cet ouvrage
éditions Pyramid

15 juin 2012

Rock'N Ormal

Threesommes.
Relation à trois.

Il y a (honneur aux dames) Valérie, Ségolène et François.
Ségolène et François vivaient ensemble.
Aujourd'hui François et Ségolène sont amis.
Valérie aime François, mais n'aime pas Ségolène.
Ségolène n'a pas donné son point de vue sur Valérie.
François vit avec Valérie.
À vous de compléter la grille...
... Sauf qu'il ne s'agit pas d'un jeu.

Les journalistes, la droite glosent depuis ce fameux tweet de la miss @valtrier et on nous sert à n'en plus finir du "1er faux pas de celui qui se prétendait normal" : bla, bla et bla...

Nan, mais, c'est pas ça précisément la normalité ?
Le divorce, la jalousie, les crêpages de chignons dans les familles tout court et a fortiori dans les familles recomposées, c'est pas ça la définition de la famille du XXIème siècle ?
J'avais lu dans Télérama, au moment de Noël, un excellent dossier sur le sujet. Pléthore de sociologues s'échinaient en effet à démontrer que la famille d'aujourd'hui avait changé de contours, qu'elle était polynucléaire et totalement regénérée dans ses rapports : re-bla et bla et bla...
Quel dommage que les journalistes aient compris (merde à l'intelligence) qu'il pouvaient gagner beaucoup de fric sans faire leur métier. Merde à la racole, c'est toujours le fond qui en pâtit !
J. Brel disait : la bêtise c'est de la paresse...
... Alors gardons la force d'ouvrir les livres.

22 mars 2012

Pensée retrouvée

Ce matin, en rangeant quelques affaires, je suis tombée sur un vieux papier tout froissé. Dessus étaient griffonnés quelques mots, toujours noirs et tout en dérision comme toujours. Ils remontent à notre arrivée à Boulogne et viennent de me faire sourire alors je les poste, en espérant qu'ils fassent le même effet à d'autres !

Maintenant nous étions à Boulogne-Billancourt, cette partie de l'ouest parisien jadis industrieux et peuplé de casquettes bleues, notamment du côté de l'île Seguin. Aujourd'hui la ville est une sorte de bastion à mémères enfoulardées Hermès et à pépées Louis-Vuittonnées aux épaules. Aucune morale à tirer.

Paris reste royale, sa périphérie friquée gagne des galons de 1ère dauphine. Comme chez les Miss, Boulogne a sa tiare et s'enorgueillit d'un "Grand Paris" providentiel...
île Seguin, printemps 1972

20 février 2009

Guillon, Guillon, Guillon !

Depuis 2 jours, les médias mènent le procès GUILLON contre DSK !
La polémique n'a pu vous échapper... mais si jamais :
Guillon dans un sketch à se tordre de rire (diffusé à 7h55 sur France Inter) se moque de DSK-le-queutard*... comme à l'accoutumé il surfe sur le fil du rasoir, c'est hilarant de provoc', d'autant que DSK est sur le plateau. Il attend son tour de parole, puis prend le micro et dit : "l'humour c'est pas drôle surtout lorsque c'est méchant".
Alors là, je dis BRAVO ! C'est lui qui fait des saloperies et c'est Guillon qui doit rougir ?
On aura tout vu ! Quel naze ce DSK !
S'il n'avait rien dit, personne n'aurait relevé ce gag méga caustique... mais justement ça aurait été un problème non ? Que ça passe inaperçu ? Ben oui, le vieux singe, il s'dit "tiens tiens, j'vais récupérer la chose à mon avantage... ".
Vraiment minable DSK !
Quant à toi Stéphane, continue surtout, tu es un digne fils de DESPROGES !


*Ce jour-là, Guillon invente une procédure imaginaire d’évacuation (avec sirène à l’appui) de toute la gent féminine de France Inter au cas où la «bête» DSK, à peine remise de son aventure avec une ex-employée du FMI, se «réveillerait». in libération.fr

15 février 2009

Prévoyez les tomates

2 heures 40. C'est la durée du film L'étrange histoire de Benjamin Button, énorme navet comme en en voit rarement dieu merci !
Pendant le film on a le temps (forcément) de penser à peu près à tout, notamment au temps perdu, au repas du soir, et à c'qu'on fera c'week end... "pourquoi pas faire un stock de tomates à balancer sur le prochain film nullissime que l'on verra ?"

07 février 2009

Dharavi

Depuis la sortie du très décevant Slumdog Millionnaire de Danny Boyle, le "tout Paris" découvre Dharavi, le bidonville géant en plein coeur de Mumbai, dont j'avais mis une photo d'ailleurs il y a quelques semaines sur ce blog.
Il y a trois jours j'écoutais une chronique sur France Inter, dans laquelle la journaliste (dont Isabelle Giordano dit qu'elle est "tombée amoureuse de Dharavi" après avoir vu le film, je cite ladite chroniqueuse, "que TOUT le monde a adoré" : ça commence mal !) faisait l'éloge de l'organisation sociale de Dharavi, où tout est fondé sur l'entraide, sur l'activité (mondialisée par le bas) du recyclage de matériaux, blablabla... Elle expliquait exemple à l'appui, que des boyaux de chèvre étaient transformés en fil de suture pour la firme américaine Johnson & Johnson et qu'en un mot c'est trop cool Dharavi, une sorte d'endroit en avance sur le monde et ayant carrément digéré les préceptes du développement durable !
Et les images ultra léchées de Dany Doyle, qui filme sublimement le bidonville (il réussit ça, sinon le scénario), nous feraient presque croire elles aussi qu'on a trouvé le paradis sur terre !
Moi, je gueule toute seule dans ma voiture : "Personne qui lui répond à c'te nana ? Ils font quoi les autres là, ils l'écoutent juste débiter ses conneries ?". Parce qu'attention, cerise sur le gâteau, la fine journaliste conclut par donner l'adresse d'un site internet de soutien à la population du bidonville. En effet, métropolisation oblige, Mumbaï se modernise et s'agrandit... du coup les autorités municipales cherchent à reprendre la main sur le territoire du bidonville (qui vaut de l'or) de sorte qu'une partie du centre d'affaire puisse y trouver une place. Du coup, il faut sauver le bidonville nous dit-elle ! Et pourquoi pas non plus le classer au patrimoine mondial de l'UNESCO tant qu'on y est !
Après le passage "vive les multinationales qui font vivre Dharavi" (quelles philanthropes hein ?) et le plaidoyer pour conserver le bidonville c'en est trop ! Au secours !! Ils sont formés à quelle école ces journalistes ?? Comment est-ce possible de se laisser gagner par le pathos au point d'en perdre tout recul ?
Cela me confirme (avec ma propre expérience chez M6) que les médias donnent vraiment la parole à des amateurs !

20 juin 2008

Liberté de bloguer

Je blogue
tu blogues
il blogue...

Le verbe bloguer est entré en 2006 dans le Petit Larousse, preuve de l'ampleur du phénomène mondial auquel nous nous livrons nombreuses et nombreux. 
Ecrire son journal intime (on peut s'interroger sur le mot "intime") est devenu un acte banal, anodin MAIS qui reste quoiqu'on dise très largement personnel, même si "limite exhibo" sur les bords. 
De messages futiles, en coups de gueule vicéraux, d'envolées lyriques en recettes de cuisine, ce blog est. On y trouve de tout et beaucoup de moi. 
La Grande Fille est-elle si virtuelle ? 
N'a-t-elle pas une couleur, une odeur familière ?! 
Ô blog !
Petite chose virtuelle tu m'appartiens !
... même si curieusement des millions d'internautes peuvent te voler un peu ! 
J'avais donc envie aujourd'hui d'affirmer cette Liberté de Bloguer, comme un nouvel étendard, se rajoutant à celui de Liberté de Penser, de s'Exprimer. 
Bloguer ou lire des blogs est un acte libre, et si ma vérité ne convient pas aux uns ou aux autres, qu'ils n'en prennent pas ombrage : ils ne sont pas obligés de s'inviter chez moi ! 
En revanche Public chéri-acquis à ma cause et qui ne se prend pas trop au sérieux, tu restes le bienvenu dans ce modeste salon... 
(faut vraiment qu' je cesse cette schizophrénie, j'vais finir par définitivement parler de moi à la 3ème personne !)

NB : Puisqu'il faut bien traiter de culture, voyez plutôt Le Fantôme de la Liberté... Du grand, du très grand surréalisme. 

16 avril 2008

Meuh...

Nez dans la paille ?
Besoin de vacances !
J -3

peinture: Vaches à l'étable G. Klimt

10 août 2007

Les 5 à 7 de la Grande Fille

Après moult tergiversations et dans le soucis de rentabiliser au mieux mon temps, j’ai choisi la plage comme lieu idéal pour passer mes 5 à 7… ben si, réfléchissez, c’est le seul lieu « 3 en 1 » : on bronze, on sieste et on mate ! Et oui, la plage est le lieu parfait pour observer les comportements (j’adore !) et se livrer de fait à une analyse sociologique digne de Durkheim ! Les familles, les couples, tout est passé au crible jusqu’à ce que je trouve LE sujet intéressant ! Hier soir, c’est plutôt la gent masculine qui est passée à la casserole et après plusieurs séries d’observations, mes constats sont là, pour le pire et pour le pire…
Je ne ferais ici que vous raconter deux anecdotes réelles évidemment, qui m’ont donné envie de ressortir Courtney Love et son Armada anti-mecs !
L’autre soir donc, je m’installe au hasard à côté de deux mecs qui pouvaient avoir la trentaine... mais j’en doute à l’heure actuelle vu leur sujet de conversation ! À peine allongée, voilà que le sketch commence. J’apprends que nos deux compères sont des piliers de boîte de nuit, véritables Don Juan en matière de branche, écoutez plutôt ! Le sujet de tous leurs tourments (et Dieu sait que c’est le terme exact) est une « bombe avec un putain de cul » à laquelle l’un des deux a laissé de façon indirecte (sur un pare-brise, c’est plus courageux !) son numéro de portable. Pourtant coup de théâtre ! Casanova répète à s’en rendre sourd (et moi avec) qu’il n’en à « rien à foutre de cette nana », qu’il peut très bien la laisser à son pote, affamé et alléché par tous ces récits ! Mais cet acte magnanime, que dis-je, cet acte princier, s’accompagne d’une ultime remarque et pas des moindres : « Putain, elle a un cul d’enfer mais j’te dis j’m’en fous, j’te la laisse mon frère mais t’as intérêt à la serrer », fin de citation.
Tout était dit, j’ai pris ma serviette pour me déplacer de quelques mètres, accablée que j’étais par tant de vilenie et de concupiscence, ce qui je suppose n’a pas du manquer de les faire rire… eux qui ont l’habitude de faire plier les filles sous leur charisme fou !
Blasée, je croyais l’être ce soir là, pourtant il semblait que je n’avais pas encore tout vu ! Ainsi à ma nouvelle place, je me retrouvais à nouveau près de deux autres gars (le cauchemar !) également tourmentés par les affres de leur sexualité ! Après quelques instants d’observation seulement voilà que je comprenais leur manège, consistant à jeter de fins galets sur deux jolies filles toutes proches. Sceptique que je suis, je ne pus m’empêcher de penser en moi même que des siècles et des siècles de civilisation, n’avait rien changé à la nature de l’homme et que la bienséance censée régir les mœurs courtoises entre un homme et une femme était loin de faire légion dans les pratiques. Il fallait donc en conclure que l’homme n’aspirait qu’à une seule et même chose : se comporter en primate des cavernes et jeter des pierres aux femmes en guise d’appel à la fornication…
Après ça, une seule image m’est venue pour illustrer ce post, celle du dragon Courtney (jadis gourou spirituel de la Grande Fille) qui en a déversé du fiel et du fiel sur tous ces imbéciles de mecs, sexistes et sûrs d’eux ! Bahhhhh !

05 mai 2006

Misère, lunettes et cheveux gras


Léger coup de gueule dans ce blog qui prend depuis peu des airs de politiquement correct : ça va pas ça !
Voilà une semaine que je rumine l'affaire GulfStream... heu... Clearstream. On est pas à notre première grosse magouille "politiquo je ne sais pas trop quoi" (Poelvoorde in "c'est arrivé près de chez vous") et pourtant cette fois je me sens profondément écœurée. Depuis quelques années, je commence à comprendre que les hommes politiques sont relativement incapables face à la gestion de certaines crises, pourtant cette fois le scandale me touche. Sans doute car il arrive à un moment où convergent d'autres questions qui me taraudent... Par exemple sur mon métier.
Est-il normal que mes élèves passent leur temps à me dire : " Madame, pourquoi vous faites ce métier, vous gagnez le SMIG et en plus on est trop chiants ? " À vrai dire je n'avais pas trop réalisé le peu de considération que suscite mon métier. Pourquoi sommes-nous dans un pays où les choses essentielles, je dirais même fondamentales ne sont pas valorisées ? Et pourtant l'enseignement est la clé de voûte du système, puisque chargé de former l'"élite" future. Compte tenu de l'attraction du métier, qui sera notre relève ?
Franchement, imaginez un monde sans prof... certes le rêve de nos élèves !
En Allemagne un enseignant (aussi employé de l'Etat) gagne à mon niveau d'ancienneté 3000 euros pour le même nombre d'heures effectuées. Le coût de la vie en Allemagne est-il franchement plus élevé que le notre ? Non, juste qu'en Allemagne un professeur est reconnu et considéré à sa juste valeur en tant que "passeur de savoir" et l'ensemble de la société le conçoit comme tel. Chez nous, le prof (et non professeur) occupe une place subalterne, n'a pas le droit de se plaindre, doit assumer de passer aux yeux de tous pour un nanti ( avec ses 1200 euros -échelon1-), doit être content d'avoir ses vacances (sa motivation première) même s'il n'a pas un rond pour se payer l'aller-retour de sa province à son collège PEP IV du neuf trois.

À l'heure où "le point" publie son N-ième rapport sur "les abus des profs" (comme si les profs se géraient eux-même d'ailleurs), j'aimerais dire qu'il est grand temps que les Français réalisent que couper les vivres à l'éducation nationale c'est tuer la démocratie... et le laisser faire par des gens qui ont joui du système c'est encore plus odieux. Et les autres ? nos enfants ? Quel système leur laissons nous ?
Dans le collège à côté de mon lycée il pleut dans les classes. Personne ne bouge. Dans l'académie de Créteil le nombre des stages de formation ouverts aux profs sont réduits : plus de budget.
Nous sommes au XXIème siècle mais nous sommes plus cons que les paysans du Tiers Etat ! Tout le monde se gave en haut, les politiques ne pensent qu'à leurs carrières et nous on regarde. Si moi et mes collègues descendons dans la rue, la connerie humaine dira : "encore ces cons de profs, faut leur jetter des pierres, toujours à se plaindre pour rien". Évidemment...
En fait le plus sinistre c'est de penser que la grève c'est encore ce qui les arrange là haut... car je ne suis pas loin de croire que ces jours là dans les cabinets on se dit : "au moins on les paye pas quand ils sont dans la rue". Si en revendiquant les profs génèrent du bénef... alors, Léo a raison, c'est sûr : il n'y a plus rien...

12 août 2005

Le défouloir (espace détente)


Coup de gueule du vendredi !
G les boules contre les mâles cons et en rut (C un pléonasme C ça ?)
J'arrive pas à croire qu'hommes et femmes puissions être aussi différents les uns des autres. Je ne peux m'empêcher à cet instant de penser à ce best-seller à la con "les femmes viennent de Vénus..." mais punaise ! qu'est-ce que c'est vrai !
J'en ai marre de l'orgueil et de la fierté masculine... ah ça non, ils n'assumeront rien ! S'il y a une erreur "c'est TA faute !"... mais quoi ça leur fait mal aux couilles C ça d'assumer que leurs agissements sont à 95% régis par leurs bas instincts?
Je suis agacée par le fait que les hommes ne prennent jamais sur eux leurs conneries ! Moi j'ai l'impression que quand je gaffe je dois m'excuser pendant 10 jours en mettant de côté toute fierté... que c'est l'honnêteté qui prévaut...
Bon résultat des courses je m'excite comme d'habitude pour rien... alors que je connais aussi des mecs extraordinaires, le mien ça c'est sûr mais je pense aussi à quelques (très très rares) autres dont Gargarisateur 1er et "ah! Berlioz".