
le Musée d'Orsay présente :
Les Expositions universelles,
architectures réelles et utopiques
du 19 juin au 16 septembre 2007
Les Expositions universelles,
architectures réelles et utopiques
du 19 juin au 16 septembre 2007
instants choisis commentés pris dans l'actu culturelle ☉ créations littéraires & photographiques ☉ coups de bouches & billets d'humeur
Il m’a fallu un peu de temps pour préparer cette note, digérer la pièce et prendre le temps de réfléchir à tout ce que je voulais dire, mais je vais en oublier tant en passant trop vite sur cette œuvre bouleversante qu’est « partage de midi ».

Le dernier roi d'Ecosse, fait partie de ces films dont tout le monde a beau vous dire du bien... vous n'avez aucune envie d'aller le voir ! Ils sont trop durs ces films-docu sur l'Afrique ! Pour peu on préfèrerait l'ignorer cette violence !
A l'heure de choisir un candidat pour la France du futur, voilà qu'il me prend de vous parler du passé et de ces bonnes vieilles années 80, auxquelles je voue un culte douteux !
Allez savoir ce qui parfois attire votre œil ! Voilà quelques semaines, alors que je feuilletais comme à mon habitude le supplément « sortir » de Télérama et je tombe sur la photo liée à ce message. « C’est qui ce type débile ? ». Il semble, à lire l’article, que le tout Paris se presse à la Boule Noire pour assister au spectacle d’un échalas déguisé en oiseau. « Tiens, ça me plait bien ça ». En dociles moutons et pour ne pas déroger à la règle édictée par le commentateur (« après tout nous sommes Parisiens ! »), je réserve 2 places sans en savoir davantage sur ce fameux oiseau bleu, qui s’auto met en scène dans un épisode au titre singulier : « the battle of war ». Suspense total. Aurons-nous droit à un de ces happening parisiens à la « Grand Mezze » ? Ou allons-nous à regret découvrir un humoriste aux blagues douteuses ? Grandes interrogations à la veille de découvrir Arnaud Aymard, le dit oiseau.
Paris. Encore vide, mais déjà éclairée de lumière : je sors de la voiture. En un claquement de portière je referme sur moi une bulle. Me voilà anonyme et seule sur le quai de la Seine. Charnière temporelle ; dans quelques minutes les rues de Saint-Michel vont commencer à se gorger. Des étudiants, des touristes et puis les autres. Je m’arrête une seconde et regarde le fleuve. Il y a trop de lumière, les yeux plissent. Je change de lunettes. Le niveau de l’eau a monté sérieusement. Je commence ma course en direction du Luxembourg. Des Japonaises joyeuses. Sur le Boulevard Saint-Michel, la bulle se renforce d’une seconde enveloppe. Mes lunettes de vue sont toujours dans ma main. La myopie m’isole ; les verres sombres aussi. Invisible, je me fraye un chemin parmi les invisibles. Les ombres passent, parfois bruyantes ; je regarde le trottoir. Des milliers de tâches plus ou moins rondes, plus ou moins blanches : des milliers de chewing-gum piétinés. Ils m’intriguent toujours. On ne voit jamais personne jeter son chewing-gum à même le trottoir. En général on prend le soin de le rouler entre le pouce et le majeur avant de le lancer au pied d’un arbre ou sur la chaussée. Pourtant la preuve est là, tous les vingt centimètres. Combien de pieds se sont retrouvés piégés sur ce même trottoir ? Leur nombre doit imposer la compassion. À travers une vitrine, des couleurs : « jolie robe ; un peu trop non ?» ; « le collier est bien aussi ». Je continue. Tiens Sarkozy ! Une affiche affirme que les étudiants sont avec lui dans la campagne. Les boutiques sont fermées. Je cherche un banc pour passer le temps. « Square Paul Painlevé ». « 1863-1933 ». « Mathématicien ». Il est joli ce square. Sans réfléchir je me suis assise presque dos-à-dos avec la statue de Montaigne. Ce square est un petit écrin bien rempli. À droite, une réplique de la Louve, mère fondatrice de Rome. On dirait qu’elle a les yeux en cristal Swarovski. Je rechausse mes lunettes de vue. Le gauche est vert, le droit est bleu. C’est drôle. Au centre, un jardin médiéval. À gauche, une arche célèbre Octave Gréard (c’est qui ?). Enfin, en face de moi, après le jardin, une sculpture en pierre rend hommage à Puvis de Chavannes. J’aime bien cet artiste. C’est amusant un si petit square qui salue tant de choses ! Dix heures passées. La librairie a ouvert. La vie reprend après cette pause en soi. « Une jonquille pour Curie » ; c’est indiqué sur une affiche. Paris a tant d’hommes illustres à fêter.
Pas fan des documentaires animaliers, il était improbable que je regarde sans sourciller un documentaire, à la gloire de Koko, femelle gorille mondialement connue, recueillie par une étudiante américaine, chercheuse en psychologie, Penny Patterson. L’expérience a lieu sur l’île Maui (Hawaï) et débute en 1976. Penny mène dans le cadre de sa thèse un travail comparé entre la psychologie et l'intelligence humaine et celle des gorilles, singes les plus proches de l'homme (on parle d'hominidés). Koko, bébé gorille, va donc devenir le « cobaye » de Penny et devenir le sujet d’expérimentations aux enseignements déconcertants. Immédiatement et afin de travailler sur le potentiel psychologique des grands singes, Penny instaure un mode de communication, donc d’échange avec l’animal. Elle fait le pari que Koko peut comprendre et communiquer en anglais. En effet, progressivement Koko va donc apprendre le langage. Très vite elle se montre capable d’entendre et de comprendre l’anglais, mais le plus stupéfiant est qu’elle sache répondre, donc parler par le biais de signes. Telle une muette, Koko s’exprime aisément par une gestuelle complexe (Koko maîtrise environ 500 mots), apprise au fur et à mesure de son « enfance ». Ce premier résultat est déjà incroyable puisque Koko demande son repas, dit qu’elle est fatiguée, qu’elle aime jouer... Mais ce n’est pas tout ! L’apprentissage du langage permet à Penny de constater que les gorilles ont bel et bien une psychologie, dans la mesure où Koko exprime — au delà des besoins simples et primaires — de réelles émotions. Lorsqu’elle perd son chaton roux All-a-ball, elle exprime physiquement et verbalement une grande tristesse. De son côté, Mickaël, le second « cobaye » de la fondation, est lui aussi très affecté lorsque Penny lui pose des questions sur sa mère, dont on comprend (aux mots choisis par le gorille) qu’elle a été capturée, tuée et dépecée sous ces yeux (pratique courante dans certains pays d’Afrique australe). L’émotion est à son comble, certes, mais le plus extra ordinaire est de découvrir que la frontière entre l’homme et l’animal est si mince, presque inexistante ! Koko et Mickaël parlent, pensent, réfléchissent (Koko invente des mots et cette invention répond à une logique) et peignent (leurs œuvres sont régulièrement exposées et vendues au bénéfice de la Fondation Koko).
Bonne résolution de 2007 : continuer à trouver des sosies à tout le monde... y compris à Julien. Je tiens à préciser que sans que j'y fasse la moindre allusion, plusieurs personnes, après avoir vu "Casino Royale" m'ont dit avoir cru voir Juju à l'écran ! C'est tout à mon honneur et dans les deux sens puisque je reste maître en matière d'attribution de sosie et puis Daniel Craig présente de certains atouts physiques non ?
Connaissez-vous le théâtre sicilien ? Pas plus que moi peut-être avant d’aller voir la dernière pièce de théâtre d’Emma Dante.
Depuis que je l'ai vu inscrit au programme 2006-2007 de l'Opéra Bastille, je meurs d'envie d'aller le voir le ballet Coppélia. Seulement...

Vivement le 22 novembre, date de sortie du nouveau Resnais. Il s'agit d'une adaptation pour le cinéma d'une pièce d'Alan Ayckbourn, auteur déjà repris par Resnais avec "Smoking"/"No Smoking". Alain Resnais est un réalisateur des plus audacieux et novateur de notre cinéma français bien aimé. Dans "mon oncle d'Amérique", Resnais était le premier à mélanger fiction et analyse de la fiction, dans "I want go home" il est encore pionnier lorsqu'il introduit la BD à l'écran, dans "Smoking/No Smoking" il crée un film avec deux fins possibles, enfin avec "on connaît la chanson" c'est aussi Resnais qui, encore en précurseur introduit la chanson dans le film... procédé largement copié depuis. J'espère bien me régaler devant "Coeurs"... dans lequel Resnais réembauche ses acteurs fétiches : Arditi et Azéma (superbe duo), mais aussi Wilson et Dussolier... Pourvu que ce soit chouette !
Une gravure de plus à ma modeste collection... Son titre est "legend", l'artiste est une lituanienne bientôt sexagénère nommée Nijole Saltenyte.
Amateurs de poupées gigognes et autres oeufs peints à la mode russe, voici une boutique pour vous ! Après être passée un milliard de fois devant la vitrine de la boutique du Marais... voilà qu'en cet automne 2006, je décide enfin de franchir le pas de la porte.
Une lecture du journal de Jules Renard par Fanny Ardant et Jean-Louis Trintignant ça promet de payer !
Voilà un an que j'essaie de faire comprendre à mes divers coiffeurs (entre Toulon et Paris !) que je voulais CETTE coupe... Pourtant j'avais une photo de taille raisonnable... pas un timbre poste sur lequel le coiffeur doit en fait deviner la coupe de vos rêves (dans ce cas, il faut d'ailleurs dire que la séance coiffeur-tant-attendue tourne au fiasco total) ! 
Il est de la plus haute importance d'avoir des modèles dans la vie. Cela nous rassure de toute évidence, de suivre une "bonne voie". Il en va de l'Art comme de la vie... et parfois il est plaisant d'avoir le sentiment que nous ne sommes pas totalement déniés de goût ou d'idées.
Pour m'avoir un peu, beaucoup fréquenté, vous savez qu'une de mes occupations favorites est d'observer les gens, en tout lieu et à toute occasion afin de leur trouver un sosie ou un sobriquet à leur image...
Ah ! la p'tite Charlotte, comme disait son père ! La voilà libérée de lui (en fait pas tant que ça musicalement parlant), du moins libérée du registre incesteux-provocateur ! Battage médiatique, autour d'un disque qui était sans doute celui qu'on attendait le plus à cette rentrée...
Après 7 jours de siège interrompu dans le bureau de l'adjoint du lycée... Halleluia ! j'ai enfin ma semaine de 4 jours, mon samedi et mon lundi. YESSSSSSSSS ! Inespéré ! Que j'aime ce lycée et ce métier qui me permet d'avoir une double vie... quelques heures à tenir boutique et puis, à moi Paris ! les sorties et les folizzz ! Hi hi hi !
Cet été j'ai fait ma cure de St Tropez ! Malgré les embouteillages et les promesses que l'on se fait de ne jamais plus y revenir l'été... et ben on y retourne quand même ! Mystérieuse attraction que celle de ce pôle djetsètien (voilà que j'écris comme Queneau)... En réalité ces allées et venues m'ont permis de constater que se tenait au musée de l'Annonciade, une expo temporaire sur "Le Cavalier Bleu"... mouvement pictural allemand du début du XXème, crée par Wassili Kandinski et Franz Marc, lui-même à l'origine de l'Expressionnisme.
Et voilà Murat qui revient à la charge ! Sans doute la personnalité musicale la plus productrice de France, avec quasiment 1 album par an ! N'empêche qu'on attend toujours avec impatience les chouettes albums de ce super hurluberlu !



