24 avril 2006

Ombre bruxelloise

Est-ce que vous me croyez si je vous dis que ce profil a été découpé aux ciseaux en 30 secondes ?
Absolument bluffant et pourtant Julien en est le témoin ! Pour 3 euros (2, pour les experts-marchandeurs comme moi !) à l'entrée des galeries Saint-Hubert un Bruxellois vous taille la bobine façon "prince & princesse". Au bout de 3 jours j'ai craqué ! J'étais trop émoustillée à l'idée de voir s'il saurait bien me découper... alors dites-moi ? Vous me reconnaissez ? Au fait je n'ai pas précisé la taille réelle de l'ombre... disons environ 10 cm de long et 6 de large... ça rajoute à la prouesse non ?

Le programme Érasme


Bruxelles, le 21 avril 2006, environ 10 heures 30, une heure peu conventionnelle pour nous rendre chez Érasme.
Voyager dans le passé, voilà sans doute mon rêve le plus persistant... évidemment c'est impossible, mais les acharnés trouvent les succédanés qu'ils peuvent ! Ils pourront par exemple courrir les lieux sanctuarisés par l'Histoire (et il n'en manque pas) et se réchauffer à l'ambiance de leur choix... une alternative comme une autre à l'impossible voyage.
Érasme n'est pas sur le perron pour nous accueillir, n'empêche que l'escale en Renaissance vaut le détour ! Magnifique intérieur comme laissé tel quel : tentures, meubles, livres, peinture et dessin d'Holbein, gravure de Dürer... incroyable mais vrai ! L'extérieur est quand à lui tout aussi joli : le jardin d'Érasme s'apparente à une véritable herboristerie propre à soigner les maux de l'humaniste, des céphalées aux hémoroïdes en passant par la goutte !

20 avril 2006

Cow parade à Paris !

Après New York, Las Vegas, Londres, Barcelone, Genève, Tokyo, Sao Paolo, Moscou, Sydney, Prague… c’est au tour de Paris d’accueillir la Cow Parade du 10 avril au 16 juin 2006 !
Des centaines de vaches de tailles réelles , en résine, peintes, perforées, déguisées ou graphées par des artistes contemporains de toutes nationalités vont être exposées dans les rues de Paris.
Voilà une façon d'aborder l’art contemporain avec fantaisie, mais aussi avec générosité, puisque les plus belles vaches sélectionnées par un jury seront vendues aux enchères au bénéfice de l’Africa Alive Foundation , qui se bat contre la malnutrition et le SIDA en Afrique.

À VOS AGENDAS :
-> 27 avril - 18 juin 2006
Exposition dans les rues de Paris : les vaches seront implantées le long d’un axe le Louvre, Champs-Elysées, Etoile
-> 19 juin - 26 juin 2006
Rassemblement de toutes les vaches sur le Parvis de la Défense, « le plus grand pâturage de France » !
-> 26 juin 2006
Soirée de clôture et remise du Grand Prix du Public.
-> 30 juin 2006
Vente aux enchères des vaches chez Artcurial. Si vous voulez un bovin pour votre salon...

NB : Les vaches de parade sont ensuite éditées en objets de décoration ou de collection (2 tailles)... mais attention il existe pas mal de copies grossières et kitsch. Une vache de parade à moins de 60 euros... c'est de la pacotille ! Certaines à 35-40 euros peuvent être jolies, mais parfois c'est l'angoisse !

Voici un site où trouver des vaches de parade de belle facture :
www.singulier.com/boutique/liste_produits.cfm?type=56&code_lg=lg_fr&num=6

19 avril 2006

Inspirations... 1760 -> 1930




Après mon petit séjour dans le Nord de la France, et un arrêt inévitable à la Piscine de Roubaix (bâtiment Art Déco reconverti en Musée), m'est venue l'idée de juxtaposer des toiles. En regardant l'"Angélique" de Jean-Dominique Ingres (une des nombreuses est exposée à la Piscine) a resurgit de ma mémoire l'"Andromède" de Tamara de Lempicka... en rentrant à Paris, j'ai feuilleté un livre sur ce célèbre peindre Art Déco (qui se trouve être mon livre de chevet depuis 15 jours). Il m'a semblé que certains de ces portraits présentaient des correspondances avec d'autres de Rossetti, un peintre anglais de la fin du 18ème siècle.

Qu'en pensez-vous ?
1- La Ghirlandata de Rossetti et Printemps de Lempicka
2- Veronica Veronese de Rossetti et Améthyste de lempicka
3- Angélique de Ingres et Andromède de Lempicka

NB : Une exposition sur Tamara de Lempicka se tient en ce moment même à l'espace Landovski (le musée des années 30 situé à Boulogne-Billancourt). Allez-y vite ça se termine le 2 juillet !

17 avril 2006

Mike, Anna, Charles et Sarah : 2 femmes 2 hommes, 2 possibilités

Un réalisateur inconnu du grand public et un film qui l'est tout autant : Karel Reisz / la maîtresse du lieutenant français. Grand film romanesque... qui évite tous les clichés "du" film romanesque. Ici c'est fin, et l'auteur réalise un vrai travail sur la complexité psychologique des caractères et sur Sarah, une femme énignatique clé de voûte du scénario. La photographie est soignée et travaillée en "tableaux" très imprégnés du style préraphaëlite. Le film s'ouvre sur un plan magnifique où Sarah enveloppée dans sa longue cape anthracite attend un improbable Français, postée au bout d'une jetée balayée par les caprices d'une mer en rage.
Un scénario qui joue la surprise autour de deux histoires et deux époques qui s'imbriquent l'une dans l'autre.
Très beau film inspiré du roman de John Fowles "Sarah et le lieutenant français". Le titre de Reisz réserve un effet de surprise concernant l'amour fou qui va lier Sarah, celle qui attend son lieutenant, et Charles, géologue en passe de se marier.

Fous de Jackie !

Jackie ! Jackie !
Après plus d'une heure d'attente au théâtre du Temple (que l'on ne recommence pas en raison de l'humeur massacrante de la direction), nous voici dans la petite salle, quasi confidentielle, nez à nez avec Jackie. Tremblottant mais tranquillement il commence et amorce un faux dialogue avec nous... Il étale ses frasques et surtout ses déboires avec les filles, jeunes biensûr, car lui est vieux, plus ou moins looser, du moins acteur râté recyclé en "monsieur météo". Moultes digressions, pour évoquer des sujets et d'autres. épatante reprise de Plutarque narrant l'entrevue Diogène/Alexandre !
C'est très, très drôle... Enfin lui est drôle, par son physique de petit bonhomme, sa dégaine et son sourire narquois : il est burlesque !
Décor minimaliste. Un espace divisé en deux virtuellement : l'espace "réel" et un espace "chanson". En effet le one man show est ponctué de chansonnettes interprétées intégralement par jackie au chant et à la guitare électrique. On apprécie particulièrement la chanson sur la Bretagne et les Bretons je cite : "en Bretagne, en Bretagne, on boit du jus d'andouille et du sirop d'artichaud..." Il est accompagné de Brice, un talentueux guitariste présent durant tout le spectacle qui crée l'ambiance musicale ou "bruite" le discours de Berroyer.
Ce spectacle est tiré d'un écrit aujourd'hui introuvable, publié début 2000 je crois chez Stock. Le spectacle a gardé le titre : ma vie de jolie fille.
Un spectacle poilant donc où l'on attend pas le fermé de rideau... en même temps ça fait du bien quand ça s'arrête car après 1 heure 40 de rire on a les joues en feu.

L'étrange exotisme de Rousseau


Et si tous les Rousseau avaient la même idée du monde ?
Je vous l'accorde le parallèle est facile... c'est vrai, Jean-Jacques Rousseau a été un des fervents défenseurs du mythe du bon sauvage... mais à en observer les toiles réunies au Grand Palais, Jean-Jacques a un acolyte homonyme ! Curieuse coïncidence. De l'exposition "les jungles", reste un sourire sur les lèvres, comme l'idée d'un travail bien fait du douanier.
Car il peint bien le douanier. Il a le soucis du détail (jusqu'au brillant du solitaire de son épouse) et du réel... Oup's du réel ?? À bien y regarder pas si réaliste que ça son oeuvre : la jungle est-elle peuplée de chevaux ? de singes dégustant des bananes ? De réels, ne demeurent que les phantasmes du peintre, d'un parisien qui a pour principale source d'inspiration les animaux du jardin des plantes.
Information qui casse le mythe je sais... Moi qui pensait que Rousseau était une sorte d'homologue de Gauguin, absolument pas ! Mais du coup Rousseau en sort grandi car lui n'est pas un imposteur : alors que Gauguin croit trouver aux Marquises le bon sauvage (illusion car il retrouve la corruption morale qu'il croyait fuir en quittant l'occident) et se leurre lui même en croyant retrouver l'origine. Rousseau lui reste vrai dans son monde exotique phantasmé, fait de représentations d'occidental sédentaire. Vous me suivez ?
Excellente contextualisation de l'oeuvre du douanier dans la salle verte (vert végétal, car nous entrons à proprement parler dans les "jungles" à partir du rez-de-chaussée). Ici on vous rappelle que l'époque du douanier est celle de la France-empire colonial, d'un Paris théâtre d'expositions universelles qui érige des pavillons-répliques de villages ou monuments africains et asiatiques... Autant d'images d'un ailleurs qui imprègne un peintre confiné dans l'univers spatial parisien.
À travers la presse aussi, Rousseau se constitue une bibliothèque d'images dans laquelle il va pouvoir piocher, par exemple les unes du "petit journal" illustré qui relatent par la gravure la fuite d'un fauve hors des grilles du zoo, les traits d'une négresse gabonaise...
Exposition enrichissante qui casse les préjugés sur la peinture naïve.
Ici : la charmeuse de serpents. Oeuvre qui est considérée comme la plus aboutie de Rousseau. La profusion végétale est de rigueur, elle est un dénominateur commun dans l'ailleurs exotique phantasmé du peintre. L'éclairage de la scène est lui aussi tout à fait fantaisiste : le mystère de cette ève noire enveloppée d'ombre s'oppose au végétal de premier plan artificiellement ensoleillé. La Charmeuse est la peinture que j'ai le plus apprécié, sans doute comme beaucoup de visiteurs, j'ai été frappé par le mystère de cette négresse, son animalité presque... et pourtant déesse à la fois. Le motif de la femme, de la femme-animal et du serpent est aussi très baudelairien... alors ça m'a plu tout ça !
En vous remerciant bonsoir !
NB : la qualité de la reproduction jointe est lamentable... en "vrai" la scène est comme éclairée par un soleil couchant (même si l'astre est presque au zénith... encore une fantaisie du peintre). La scène est donc assez sombre et la charmeuse quasiment noire ; on se distingue pas ses traits ni son corps...

Après le rose, le jaune et le cinéma






Après moulte réflexions... je constate que jaune et comédie sont les deux mamelles d'un succès cinématographique. Après le sacro-saint grand blond avec une chaussure à lacets noire, arrive un grand blond fana de surf. Si l'un est titulaire d'un étrange gateau de cheveux frissés, l'autre arbore une perruque filasse... mais le trait commun est évident : le blond... et en généralisant le jaune. Le jaune triste couleur du cocu, de la banane... mais n'en deumeure pas moins que l'ange est aussi blond... Bref, je m'égare. Reprenons... ou plutôt concluons, en ayant une affectueuse pensée pour notre Belge préféré qui me permet de boucler ma bouche... euh, ma bouCLE : ririons nous pareillement si Beno-ï-t Poelvoorde était brun ? Non biensûr.
Voilà une belle démonstration digne de Duchovny dans "zoolander". En vous remerciant bonsoir.

14 mars 2006

Nos amis les Belges

Encore un talentueux belge ! Si Félicien Rops est un illustrateur qui a mal passé les âges... c'est peut-être parce qu'illustrer est selon le sens commun (?) un art secondaire ? Il est vrai que nos romans ou autres nouvelles ne sont plus guère illustrés de nos jours. Exit les illustrateurs, l'heure du 19ème a sonné ! Aujourd'hui une illustration de plus... bah ça ne fait pas vendre davantage de livres !! Allez ! Rabattez-vous rayon junior, là on veut des beaux dessins ! Et bien moi je le réhabilite le Féfé... bon, d'accord son côté un peu satanique certes n'est pas du meilleur goût, mais faut voir ce qu'on lui demande d'illustrer au pépère ; faut les illustrer les "diaboliques" de Barbey d'Aurevilly... Voici l'eau forte de la nouvelle "le dessous de cartes d'une partie de whist"

13 mars 2006

Peindre ou faire...


De l'idée des frères Larrieux gardons la première : peindre ! Destination Saint-Gildas de Rhuys, commune miniature de la pointe de la presqu'île du Morbihan. Désolée belle famille, mais je n'ai pas vu en ce fief une 8ème merveille du monde... mais Saint-Gildas, aïe aïe aïe, c'est bien joli tout de même. Joli village de petites maisons bretonnes, et parmi celle-ci le logis de Jacqueline Bechet-Ferber, une femme dont on ne peut aujourd'hui plus dire l'âge, mais qui bouillonne de vie. Bohème Jacqueline, bohème sa maison de bric et de broc, mi brocante mi atelier de peintre... mais aussi cabine de bateau car sa couche est tout là haut, presque sur le toit, de sorte que, par temps dégagé on se retrouve en tête à tête avec la mer. Jacqueline peint, oui on l'a compris, mais elle sculpte surtout, c'est pour cela qu'elle a obtenu le 1er Grand prix de Rome... Voici une de ses plages.

28 février 2006

Ophélie au Petit Palais


Voici l'Ophélie de paul Steck. J'ai toujours pensé que ce tableau était aux States ; la semaine dernière en feuilletant le catalogue du Petit Palais je suis tombée sur cette Ophélie... Stupéfaction ! Je vais alors la voir en vrai ?? Ô joie ! Vive le Petit Palais et sa réouverture aussi beau que neuf ! Vive Paris ! Vive le symbolisme !

Cartharsis...

Mois de janvier, je demande le mercredi 18. Sortie d'un film plus que coup de coeur, une véritable émotion pour "Pride & Prejudice". Un voyage dont je voudrais ne plus revenir... c'est mon vertige Austen... Orgueil et préjugés c'est mon refuge, où je perds l'espace et le temps... tout s'arrête à cette Angleterre baroque qui est si vivante dans mes fantasmes, là, prête à s'ouvrir pour m'évader pourtant dans un rêve. Je suis Lizzie et Mister Darcy existe. Il suffit de fermer les yeux pour le voir, toujours sorti de nulle part, mais toujours là.
Je ne peux pas le quitter ce paysage anglais de la fin du 18ème siècle, parce que je ne veux pas en sortir. j'y suis bien en secret, seule, intimement confrontée à l'écran, échappant au monde et face à moi, à mon être comme touché par la grâce...

17 janvier 2006

Lycée buissonier


Jeudi 15 décembre 2005 : sortie avec mes 1ère S1 à Beaubourg. 14 élèves dans un RER. Belle journée en dépit de la grande déception de Sayat et Gaspard à qui j'avais promis une conférencière grande et blonde... il aurait fallu me préciser lors de la réservation qu'elle était aussi vieille et affublée d'un look de prof d'art plastique (soit tout en extravagance).

07 décembre 2005

Perruques rose et cinéma


Force est de constater ces dernières année que le rose est à la mode en matière de couleur de cheveux. "Étonnant ce qui passe pour séduisant aux yeux de certains hommes". Même couleur, même coupe au carré lourdement frangé... à croire que nous tenons ici non pas le canon de beauté du XXIème siècle, mais le référent érotico-sexuel d'une époque !Au demeurant deux belles actrices (surtout Natalie Portman, jolie fille naturelle et spontanée même en call-girl) et deux films de choix... Closer et Lost in translation.

06 décembre 2005

Décembre...

... Ah ! décembre ! Mois des conseils de classe et autres réunions parents-profs... mois des courses de Noël, de la neige et du nez bouché... tant de réjouissances donc ! Un moi(s) ra-pla-plat. Plat comme les pistes de ski des Gets où je suis conviée à fêter la naissance du Christ : GÉNIAL. Bas le moral !

25 novembre 2005

Picasso à l'assaut du pinceau


RDV à l'hotel Sallé pour une expo temporaire qui vaut le détour.
Picasso, un des rares artistes à avoir connu le succès de son vivant... certains diront qu'il était génial, d'autres diront que les avant-gardes sont parfois griboullis. Je me positionne modestement au milieu ! Ni inconditionnelle de l'artiste ni biensûr dans le refus de son talent ! Cependant, c'est avec plaisir que j'ai revisité les lieux et les oeuvres... on est bien dans ce musée ! Picasso le réchauffe (contrairement à Schiele et Klimt au Grand Palais) le rend drôle... Oui au fond C ça qui est bien avec Picasso : il a inventé un art accessible... même aux néophites, même aux plus petits qui savent rire de ses sculptures et de ses toiles drôlement folles !

Enormous


Et le voilà, tout chaud tout beau !
Madonna nous revient avec comme d'hab' une nouvelle esthétique... disco cette fois ! Fini le rodéo, désormais paillettes et mirror ball... MAIS on maintient un duo gagnant Dolce&Gabbana. Un album impeccable ! "hung up", "sorry", mais aussi "Isaac" de bien belles chansons... qui explosent et envoûtent. Je reste une inconditionnelle admiratrice de la Ciccone... qui réussit toujours ses coups, avec classe et sexe... Chapeau (cowboy) très bas pour la madone.

10 novembre 2005

Hallucination en direct de MaxP


Durant les longues heures où je m'emmerde au lycée (vive mon emploi du temps) je squatte la salle internet... comme d'autres collègues aux destins palpitants. Juste derrière moi, deux collègues regardent des photographies de chevaux... ça doit faire 20 minutes à peut près... et les commentaires sont de haut vol, je cite : "celui là est superbe, on dirait un ange"... allez savoir ; "celui-là il a une humanité c'est incroyable"... J'arrive pas à y croire ! Je me demande où je suis... de toute évidence le mec tente une ouverture, avec cette meuf apparemment passionnée de bourrins... Fascinant !

31 octobre 2005

Cinéma...


Voici une rubrique qui ne pouvait ne pas exister ! Je l'inaugure avec un mot sur le dernier long métrage de Patrick Chéreau... homme de théâtre puis de cinéma sur lequel acteurs (frustrés de ne pas travailler avec lui en fait ???) et critiques se défoulent à chaque fois que le maestro nous offre un bout de lui. Cette fois c'est une adaptation de "le retour" de Joseph Conrad. Dans le rôle de Gabrielle une Isabelle Huppert une fois de plus sublimissime et toujours aussi juste ; dans le rôle de Jean, Pascal Grégory qui a acquit depuis Rohmer ("l'arbre, le maire et la médiathèque" 1992) une subtilité de jeu incontestable et c'est heureux ! Au fil du film le portrait d'un couple se dessine selon des contours bien moins tracés qu'il n'y paraît au commencement. Jean est un bourgeois assuré en général et particulièrement assuré en amour... Biensûr Gabrielle l'aime et même s'ils font chambre à part ils vieilliront ensemble... Et si ce n'était pas le cas ? Gabrielle ne l'aime pas. Il suffit d'une lettre et tout bascule pour Jean qui comme souvent dans le cinéma (Cf. "la peau douce" de Truffaut) endosse le costume de l'homme vaincu par la femme... Des situations dramatiques les femmes se sortent toujours... Isabelle Huppert, merveilleuse, même lorsqu'elle se tait et que ses yeux parlent pour elle... Qu'elle femme la Gabrielle !

26 octobre 2005

Un retour Art Déco-Nouveau...


Après des semaines et des semaines d'absence, je reviens sur le devant de la scène pour faire mon mea culpa... et oui j'ai été débordée par une rentrée (pourtant sans vague), par un appartement à reprendre en main, le Vit'halles, et puis tout le reste (traduire le quotidien)... bref des excuses à deux balles quoique quoique... je lâche internet pour m'investir plus dans "la vraie vie"... notamment dans la déco de notre séjour.
Cette table au prix tout à fait abordable (20 euros -> qui fait mieux ?) va donc devenir dans quelques semaines une magnifique table relookée... C pas qu'on aime pas le mobilier Art Déco cheap, mais on aime bien lifter les choses et au fond nous les approprier. Que diriez-vous d'un gris clair ? rehaussé sur le plateau de pochoirs floraux type site internet Habitat ? Allez creusez vous la cervelle et donnez-moi des idées déco ! Moi je me mets au grattoir et au décapant !!

15 août 2005

La vie d'un Sauvage

Voici une biographie coup de coeur ! réalisée par Jean-François Staszak, géographe que j'apprécie énormément puisque orienté vers une géographie culturelle (ce qui n'a rien d'étonnant quand on découvre ce personnage un tantinet fantasque, doublé d'un sacré cérébral !). Quand j'ai vu l'ouvrage à la Fnac G il m'est devenu évident que j'allais craquer : Gauguin que j'admire beaucoup et Staszak... je ne pouvais qu'allonger une trentaine d'euros ( bon... faut les faire vivre les géographes... "espèce en voie de disparition"), courir chez moi, m'allonger dans une chilienne sous un palmier et me plonger dans la vie tumultueuse de Paulo ! Après avoir vu et plus qu'aimé l'exposition au grand palais "l'atelier des Tropiques", cette bio était le complément indispensable... Mais attention, pas la peine non plus d'adorer Gauguin pour se laisser entrainer dans l'univers tourmenté de l'artiste. Un mot : fascinant.

14 août 2005

Géographie


Voilà l'ébauche d'un site web que j'aurais bien aimer réaliser... mais même avec la meilleure volonté du monde cela s'est avéré bien en dessus de mes compétences hélas... Je n'exclus pas cependant de mettre un jour prochain mes cours extra-ordinaires ;-) en ligne... peut-être sur un blog... si tant est que cela soit plus facile à gérer qu'un site à proprement parler.

La piu bella ragazza

Dalida restera toujours pour moi une femme extrêmement touchante... parce qu'en lutte constante contre le hasard malencontreux de sa vie. Ni Teillard de Chardin, ni Freud, ni la spiritualité orientale ni même sa propre force intellectuelle ne lui auront permis de transgresser la morbide réalité de sa vie...

Aqui una artista muy brillante : BEBE


Voici BEBE... et son tout premier album "pafuera telaranas", qui cartonne dans la péninsule. Une nana de 27 ans qui prend la défense des femmes battues, avec des textes sensibles et féministes à la fois (C à dire pas du Courtney Love (mais je ne renie pas mon passé grungy)). Je conçois qu'il est plus facile d'apprécier BEBE quand on comprend l'espagnol (et andalou s'il vous plait (oubliez le castillan appris au bahut)), mais n'hésitez pas à écouter la Miss sur amazzzzon.es !
D'autre part j'adore le graphisme choisi pour sa comm... Classieux.

12 août 2005

Encadrée

Le défouloir (espace détente)


Coup de gueule du vendredi !
G les boules contre les mâles cons et en rut (C un pléonasme C ça ?)
J'arrive pas à croire qu'hommes et femmes puissions être aussi différents les uns des autres. Je ne peux m'empêcher à cet instant de penser à ce best-seller à la con "les femmes viennent de Vénus..." mais punaise ! qu'est-ce que c'est vrai !
J'en ai marre de l'orgueil et de la fierté masculine... ah ça non, ils n'assumeront rien ! S'il y a une erreur "c'est TA faute !"... mais quoi ça leur fait mal aux couilles C ça d'assumer que leurs agissements sont à 95% régis par leurs bas instincts?
Je suis agacée par le fait que les hommes ne prennent jamais sur eux leurs conneries ! Moi j'ai l'impression que quand je gaffe je dois m'excuser pendant 10 jours en mettant de côté toute fierté... que c'est l'honnêteté qui prévaut...
Bon résultat des courses je m'excite comme d'habitude pour rien... alors que je connais aussi des mecs extraordinaires, le mien ça c'est sûr mais je pense aussi à quelques (très très rares) autres dont Gargarisateur 1er et "ah! Berlioz".

Art de vivre

Dans cette rubrique je me propose d'archiver maximes et autres citations (de haut ;-) vol) du jour.

Aujourd'hui 12 août 2005 je vous fais partager une citation de Raphaël Haroche :
"dans cette petite vie j'voudrais pas crever d'ennui" (j'avais prévenu, C du haut vol !)

En effet la vie est trop courte... il faut en profiter quitte à se brûler un peu les ailes sur les bords... Marre de se poser 1000 questions et tourner autour du pot avant de faire ce qu'on a envie de faire ! Voici un très court plaidoyer pour la spontanéité ! à ne pas confondre avec un plaidoyer en faveur de la vie de patachon (expression Anna-Mariesque) !

Zoa et moi sur l'ile Saint-Louis


Aujourd'hui je vous présente la grande Zoa (sans son boa)... qui demeure ad vitam eternam MON amie. La seule qui verra toujours les choses comme moi... en particulier les relations humaines ! Au fond je crois qu'on est bien clônées... toutes les deux aussi intolérantes (enfin, on se corrige !), toutes les deux extrêmes... C noir ou blanc non ?
Si elle sait que G mis une photo d'elle sur le Web, elle va encore râler, mais moi j'ai envie de la mettre sur mon blog alors...
C'est une photo datée du 21 juin... aussi date de la fête de la musique, dont je garde cette année un très bon souvenir, tant du pique-nique au Luxembourg avec les collègues-cools de Budé, que de la soirée aux Tuileries entourée de jolies choses et de belle musique.

11 août 2005

Éventuellement s'il y a moyen...


... je peux aller me rhabiller, je crois qu'on va pas me prendre pour la pub' Narta...
Je vous présente quand même le maillot "Bridget Jones" avec la fameuse culotte géante... je vous garanti que de nos jours C hyper rare à trouver ; mais je confirme que la culotte aplatisseuse est nettement plus seyante que le string plébiscité par les vieilles peaux du Sud bien rôties sur le sable. Bref (hommage à Sabine B), j'en reviens au maillot : 12€ en solde chez Etam lingerie... à ce prix on ne regarde pas la couleur... on met dans le panier... en minimisant l'effet fluo... après tout on ne me perdra pas sur la plage !

Ophélie - Waterhouse


Depuis la lecture de "pride and prejudice" de Jane Austen... G eu une révélation ! Je corrige : grâce aussi à Gilles Ferragu... qui est à la source de ma fascination pour les préraphaélites... mais au fond cela complète ma passion pour le XIXème siècle en Europe...
Oui donc Jane m'a révélée l'Angleterre victorienne... mais vue par les femmes ! Depuis j'ai aussi vu l'adaptation BBC d'"orgueil et préjugés" (merci Zoa) et comme à peut près toutes les nanas normales (Bridget est de mon avis), suis tombée sous le charme du fameux Mister Darcy et de sa chemise mouillée (merveilleusement interprété par Colin Firth) ! Par association d'idées, j'en arrive à John William Waterhouse qui n'est pas à proprement parler un peintre préraphaélite, mais qui par contre représente bien -je trouve- l'ambiance des romans de Jane Austen... Ici en l'occurrence C d'Ophélie qu'il s'agit... on est plus au même siècle et c'est Shakespeare qui nourrit le mythe...

10 août 2005

Comme quoi n'est pas Wharol qui veut...


Voici une photo que je sauve de mon groupe "libreservice"... qui va s'éteindre d'ici peu vu que personne ne l'alimente (à juste titre puisqu'il n'y a rien dessus... enfin rien sauf cette "master piece"!).
Quoiqu'intitulée "kaka" par l'auteur (moi-même... mais j'essaie de faire mon Delon), je trouve que cette photo à un charme curieux... Comment le seigneur fait-il pour tjs prendre des photos qui suscitent la curiosité ? Mystère... on lui laisse, et j'espère qu'il va continuer sa carrière de photographe amateur... parce que voir les choses comme lui les voit, ce n'est vraiment pas donné à tous. Par ce message je t'incite très sincèrement à continuer la photographie.

Le Seigneur


Le Seigneur à la Radieuse... ça fait beaucoup d'émotions ! Un homme brillant d'intelligence et de lucidité, tout à fait à la hauteur pour une grande fille cependant exigeante. Du coup elle le garde précieusement, et aimerait aussi l'avoir toujours en miniature dans sa poche... fantasme qui va perdurer encore un moment !

Contre exemple au message précédent



Pas une grande fille, une grosse fille, mais sacrément aimée la Bridget !
"Daniel, do you know the real location of your asshole ?"

ticket pour un rodéo



La grande fille aime les autres grandes filles... qui plus est brunes (on aura compris que la grande fille adore se trouver des clônes). Un concert sympathique, mais déjà un gros concert, sans la douce chaleur d'une petite salle... Cf JLM le chouchou à la Cigale... Bon cela dit c'était quand même génialissime d'être à la barrière, sous les pieds (nus) de Zazie, au premier rang pour voir sous la mini jupe !



Message pour le Seigneur : j'ai appris qu'à Bercy la Belle est arrivée sur scène comme sur la couve de Rodéo... bon en même temps nous on savait qu'elle arrivait par la droite ! oup's et j'oubliais que "Jo a dit qu'elle est magnifique"

La source !



Voilà le roman en question... j'en ai retenu quelques très bonnes réflexions sur la vie à deux, les sentiments et l'amour (platonique et sexuel). Une lecture sympathique, qui n'a cependant pas bouleversé ma conscience (comme dit Roger d'Espigoule).

c'est qui ?



En un clic te voilà chez la grande fille, une nana aux propos sarcastiques (je reprends M.Gellard), qui tire son pseudo du roman éponyme de Félicien Marceau. La grande fille prétend avoir le monopole du bon goût (entre autre), et de fait se permet de le faire partager aux autres... au travers de diverses rubriques : littérature, cinéma, musique, peinture, géographie...
fais comme chez toi et profite de l'hospitalité virtuelle de la grande fille.