30 août 2007

Voutch

- C'est votre psy à l'appareil Je viens de consulter votre blog

et le message est le suivant : il faut qu'on se voie le plus vite

possible je répète : le plus vite possible


29 août 2007

Des expos sur mesure !

Suffit de l'espérer pour qu'Orsay le programme !
Voici deux petites expositions que je vais m'empresser d'aller voir ! Redon et Holder sont des artistes symbolistes qui ont fait partie des avant-gardes européennes, l'un est français, l'autre suisse et chacun illustre le courant à sa manière. Redon utilise avant tout le pastel pour représenter le rêve et les impressions de mystère, Hodler lui, doit son succès à ses grands tableaux à portée philosophique.
Dessins d'Odilon Redon
16 octobre 2007 - 6 janvier 2008
Ferdinand Hodler
20 novembre 2007 - 26 janvier 2008



28 août 2007

Quand LFG se prend pour Houellebecq*

(on reste toutefois au dessus de la ceinture)

Ce message devrait dater du 29 mars 2007...
De retour de vacances voilà que je le retrouve dans mon Mac bien aimé. Puisque les blogs sont censés être perso j'ose le publier, non sans gêne car il est une vraie exhibition ! Quand je relis ça, je me rends compte à quel point tout est dit de mon caractère et de l'excessivité des tempêtes cérébrales que je suis capable de soulever... pour rien évidemment ! La rage est néanmoins féconde, puisqu'elle alimente ma fièvre épistolaire !
Dire qu'il y avait un créneau pour ma prose déprimante à deux balles et que Houellebecq est passé avant moi... Si c'est pas dégueulasse !

Les éléments ayant une quelconque ressemblance avec les faits réels sont strictement fortuits,
ils servent tout au plus de point de départ !
Je tiens à rassurer mon père et ma mère de ma bonne santé mentale !! Qu'ils considèrent que la création se fait quand l'imaginaire se déchaîne et que vétir de noir le quotidien n'a rien de tragique. L'idée est plutôt que se complaire dans l'exagément sombre c'est mieux le connaître et le fuir !

J’ai claqué la porte sur mes talons et me suis retrouvée dans la rue enfermée sur moi. Tout en arpentant les rues je me suis parlée à moi même pour comprendre ce qui m’arrivait et donner un sens à tout ce vide au fond de moi. En quatre ans et quelques mois ils avaient réussi à me fracasser moralement et à me démunir de l’estime de soi. Pas que la mienne ait été un jour débordante, mais j’avais toujours eu conscience d’un peu de ma valeur. À vingt-huit ans je me retrouvais profondément brisée mais encore debout devant un horizon brouillé. J’en avais fait pourtant des belles études. On m’avait même forcé et promis qu’au bout de ça j’aurais tout. Et j’avais rien. Un métier sans avenir ni la moindre considération, un portefeuille vide. Bien sûr mes lamentations de parisienne autocentrée avaient de quoi faire sourire bien des malheureux. Pourtant je ne les méprisais pas en revendiquant ma part de déprime, ma part de misère. Je suis rentrée dans *** avec d’immenses espoirs de satisfaction. Voilà que j’en ressortais essorée. Ils m’en avaient donné des idées noires, et je les ressassais en marchant le long des rues. Ça gambergeait là-dessous ! Faut dire qu’ils ne l’avaient pas encore entière mon âme. Elle battait au moins le temps de la colère ! J’étais au moins en vie le temps de ces parenthèses ambulantes !
Me parler à moi-même était devenu une manie. Comme une survie. C’est drôle comme l’instinct se manifeste.
Je ne buvais pas, j’ai commencé à boire. Ma conscience jugeait avec sévérité son corps jumeau qui s’embourbait besogneusement dans l’alcool. Boire légitimait cet état léthargique ou alors le contraire, on ne sait plus bien. D’un côté je luttais cérébralement, de l’autre la destruction m’appelait. Au moment où je pouvais me permettre tous les rêves je me trouvais cassée, rattrapée par un système qui méprise les bons joueurs. Je m’étais défoncée à la tache, j’avais pourtant réussi le test, j’étais passé au « grand choix ». Cela ne valait rien. De belles illusions ! Maintenant il fallait y aller pour rien. Du travail. Pas d’argent. Qui peut résister à l’humiliation ? J’ai repensé à ma mère et à l’ascenseur social. J’ai eu envie de pleurer et je l’ai fait en luttant par habitude pour retenir ce qui sortait encore de moi. Et puis elles ont coulé les larmes. Sans honte je me suis efforcée de croire qu’avoir de l’ambition n’était pas interdit et que l'orgueil n'avait rien du péché. J’ai reniflé bien fort et remis à l’intérieur ce qui allait partir. J’en avais terminé de me répandre. Puisque le système n’était plus à la hauteur, j’allais rédiger ma lettre et quitter le navire avant que le navire ne coule. Du revers de la main j’ai essuyé mes pleurs et décidé qu’ils ne l’auraient pas cette vie.

*** éléments supprimés par l'auteur !

* Extension du domaine de la lutte, coll. J'ai Lu Romans, J'ai Lu, 2005.
iconographie : Félicien Rops, La buveuse d'absinte, 1865, gravure du musée Rops Namur.

23 août 2007

mi-dinde mi-paon

photos : M. Cassan© - superbe montage : LGF
au Jardin des Kouros
pour les 60 ans de ma mère.

La Grande Fille fait la roue...
sous l'oeil médusée d'Ariane.

17 août 2007

Et c'est parti pour le Show

Que de choses chiantes dans ce blog... dites à la Grande Fille qu'elle arrête de se la péter avec ses posts intellectuallo je ne sais pas trop quoi ! Y a qu'elle qui les comprend ! Un peu de sujet girly merde ! C'est bien le moins qu'on puisse exiger sur un blog de fille !
Vous en voulez ? en voilà !
Figurez-vous qu'il y trois jours LGF se trouvait confrontée à un drame dans sa sale de bain (... va vraiment falloir que je fasse le ménage... ) ; en effet voilà qu'elle venait de terminer son tube de mascara à deux balles (pourtant estampillé "Kate Moss"... mauvais plan !).
Renouveler son mascara = un vrai dilemne, car en général on en veut toujours un mieux qui vous fait "la totale" (dixit la vendeuse Sephora) c'est à dire volume, longueur et courbe... On peut toujours rêver ! Saisissant que LFG fait partie des 99,9% de nanas qui veulent cette fameuse "totale", la Miss Sephora me conseille le Diorshow Black Out et sa brosse énorme, m'assurant que LGF ne reviendra jamais à autre chose quand elle l'aura essayé. Qu'est-ce qu'ils sont pas obligés de dire au nom du Grand Capital !
Bon... Allez LGF ! Arrête de faire la maline et choisis ! "faut-il la croire cette Caroline Sephora ? D'ailleurs si ça se trouve elle l'a jamais essayé de truc... Pourquoi elle veut me refourguer du Dior , moi qui ne fait confiance qu'à Chanel ? Elle a une prime si elle vend du Dior ?"
Là dessus, et pour ne rien arranger, LGF se rappelle les multiples posts qu'elle a pu lire sur divers forum où nombre de nanas disaient que le Diorshow était une véritable merde et qu'il coûtait un bras en plus... A ce moment précis prendre une décision était pour LGF aussi difficile que de sauter en élastique du pont de l'Arubie... C'est dire !
Finalement succombant au charme de la Miss Sephora et à ses ronds de cils (ah ! elles savent nous narguer ces p'tites Biiiiiiip), j'embarque le Diorshow (vive le marketing), le mascara trop top tendance utilisé sur les catwalks, le mascara méga effet Khôl, le mascara indispensable pour réussir son effet "smocky eyes"... Si, si, c'est ça qu'ils disent ! Avec tout ça si j'ai pas le regard de Sharon Stone (qui elle aussi fait confiance à Dior !), j'me fligue !
Après essai, force est de constater que les make-up artists n'ont pas tort d'utiliser la gamme Diorshow Backstage, elle assure vraiment le meilleur !
Que toutes les connes que j'ai pu lire sur des forums ferment désormais leur clapet ! Si elles ne savent pas se maquiller, Monsieur Dior n'y peut rien !
A titre informatif, pour les photos je ne l'ai même pas "travaillé", il est juste appliqué tel quel... ça promet donc !

16 août 2007

Réac' s'abtenir !

Je viens de voir un film absolument bouleversant… allez ! je vous en parle ça me permet de digérer un peu, à chacun son remède !
Ça s’appelle the bubble.
La bulle, c’est le surnom que l’on donne à Tel-Aviv, cette enclave urbaine « épargnée » par les affres de la guerre. Construite dans l’altérité, Tel-Aviv est en premier lieu différente car elle regarde la mer et l’occident, pas Jérusalem. Un peu indifférente (en apparence) au présent du pays auquel elle appartient, Tel-Aviv très occidentale au fond, foisonne de jeunes et s’affiche comme libérale à l’aulne de sa place de seconde ville gay du monde.

Le film s’ouvre sur une scène dure filmée en vidéo. Nous sommes sur un barrage militaire entre Naplouse et Tel-Aviv, entre deux bulles. C’est là que Noam, un jeune israélite a été parachuté pour faire son service militaire. Lui, différent des autres, ne semble pas du tout approuver les méthodes brutales appliquées sur les lieux (d’ailleurs il ne les applique pas) et préfère rentrer dans sa bulle via son ipod pour écouter du rock. C’est pourtant ce jour là, lors de cette fouille que Noam croise le regard d’Ashraf. Coup de foudre dans un monde de brutes !
À la seconde scène, nous sommes à Tel-Aviv. Noam vient de terminer son service. Il retrouve son job et son appart qu’il partage avec deux colocs : Yali (aussi gay que lui) et Lulu, jolie fille un peu déjantée. À Tel-Aviv l’ambiance est plutôt festive et l’insouciance semble de mise. Le contraste avec la première scène est saisissant ! Ici il fait bon vivre, on ne parle pas de politique et bien sûr on ne fait pas la guerre. On se croirait presque dans la série « Beverly Hills » avec des mecs et des nanas trop sympas qui ont de super jobs branchés et passent le plus clair de leur temps à flirter et fumer le pétard dans leurs chouettes apparts (seule exception évidemment par rapport à la célèbre série américaine !). Plutôt cool tout ça… on se sent vachement bien dans ce film ! Malgré tout, ça fleure la désillusion à plein nez, comme si tout le monde faisait semblant d’ignorer que le pays n’est pas en guerre. Alors pour occulter la lourdeur des évènements nos Tel-aviviens poussent la musique à fond, avalent des extas et s’éclatent à faire et refaire l’amour. Loin d’être pathétique cette quête est au contraire sublime. Ils réclament paix, fraternité et veulent construire un avenir contre les faiseurs de mort qui l’empêchent de s’ériger.
L’histoire d’amour impossible entre Noam et Ashraf est évidemment une mise en abyme de la situation politique, de l’absurdité du conflit et des maigres espoirs de paix au Proche Orient.
Le film souligne l’impossibilité d’une relation homosexuelle entre un israélien et un arabe, mais c’est au fond moins le problème de l’homosexualité que celui de la différence et donc de l’intolérance qui est ici traité. Tel-Aviv veut bien s’assumer en tant que ville gay… mais à une condition, que les gays appartiennent tous à la même communauté ! Côté musulman, pas plus de tolérance la question est d’emblée récusée : « l’homosexualité ne peut exister ».
L’espace lui-même est ségrégué et discontinu. Chaque communauté est cloisonnée dans sa bulle et se rendre d’un lieu à l’autre impose un passage forcé par le goulot d’étranglement des barrages militaires. Dans cet espace ultra délimité, l’Amour est le grand perdant du découpage. Noam et Ashraf n’ont guère que les liens téléphoniques, invisibles et incontrôlables, pour relier leurs bulles… virtuellement.
Visiblement le film est susceptible de heurter les mâles réac' ! Si, si! Quelques gars dans la salle éructaient d’horreur, fallait les voir ! C’est vrai que les choses du sexe sont là, étalées et je comprends qu’elles puissent mettre mal à l’aise. En même temps on est jamais dans le sordide, ni dans le « montrer pour montrer ». Les scènes sont belles et touchantes car filmées et jouées avec beaucoup de sincérité. La dernière rencontre entre Noam et Ashraf est tellement forte émotionnellement qu’on a réellement le sentiment que la scène est suspendue dans le temps l’espace de quelques secondes : brillant !
Finalement –et j’en reviens à ce que je disais plus haut– ce qui ressort comme anormal, illégitime voire choquant c’est plutôt l’absurdité de la guerre et la traque que mènent les Israéliens contre les « étrangers ». J’aurais pu faire valoir mes arguments auprès des andouilles qui gueulaient après la séance (je cite quand même : "7 euros 50 pour voir, c'est honteux" !), mais je crois qu’il y a des rééducations vaines… surtout sur des Toulonnais homophobes !
The Bubble, bien trouvé le surnom car Tel-Aviv est comme une boule que l’on retourne pour agiter la neige, une ville magique où la jeunesse s’envoie en l’air comme des millions de paillettes, mais parfois c’est pour de bon… suffit d’appuyer sur le bouton…

NB : En me relisant, je signe et persiste (voir post sur Lady Chatterley) faut vraiment que j'arrête de parler de ce que j'ai aimé, c'est archi nul ! Bon, faites mieux que lire mes trucs débiles : ALLEZ VOIR LE FILM !

14 août 2007

Et un Délice Paloma un !

Comme la plupart des petits films étrangers qui passent inaperçus, Délice Paloma est un grand film ! Cette remarque un peu anodine soulève quand même un paradoxe : tout le monde préfère voir un mauvais Chabrol, qu’un bon film d’un mec inconnu du grand public ! Mystère de l’âme humaine ! Soit dit en passant j’allais moi-même passer à côté de ce film brillant, mais ! chance des chances au cinéma d’Hyères Délice Paloma était le seul film proposé en VO ! Du coup je me suis mise à associer deux idées : VO en province (j’adore faire la Parisienne !) = bon film ! bingo !
Délice Paloma est une comédie dramatique qui met en scène une femme d’une cinquantaine d’années, Madame Aldjéria, cerveau féminin d’une mafia algéroise de petite envergure. Aldjéria est spécialisée dans tout et rien à la fois, mais sait vous donner le petit coup de pouce qui vous rendra la vie merveilleuse… Sauf que le coup de pouce n’est jamais très net. Entre bakchich et proxénétisme, voilà où se situe le business florissant de la working girl bienfaitrice d’Alger. D’affaires en magouilles Aldjéria finit par plonger et écope de 3 ans de prison. À sa sortie plus rien n’est pareil et ses rêves ont volé en éclats.Délice paloma est un drame magnifique (Biyouna est une actrice si incroyable qu’à la fin on est convaincu qu’elle vient de nous narrer sa propre histoire), dont la portée symbolique est immense. Ici on vous parle de rêves, de liberté mais aussi des illusions qui conduisent à plus prosaïque : le mensonge et la prison. Nadir Moknèche se veut peintre réaliste, il nous montre le sordide de l’âme humaine et le monde pitoyable de la corruption qui se donne bonne conscience. Dans la bande d’Aldjéria tous montrent belle figure mais tous sont presque déjà morts, étouffés par le mensonge, asphyxiés par la malhonnêteté et l’avidité.À Foukas, dans sa campagne natale, Zineb Agha était une petite fille heureuse et nourrie de rêves dont le décor était celui des thermes de Caracalla. Pour une enfant des terres arides, Alger est un El Dorado. Zineb y change son nom et devient « Aldjéria ». Premier mensonge… mais il plait aux hommes ! De mensonges en usurpations, Aldjéria devient rien moins qu’une putain mafieuse qui contrôle Alger du haut de ses talons et de son immense appartement au 17ème étage avec vue imprenable sur le monde ! Seulement tout sent déjà la prison. L’appartement a beau être luxueux et démesurément grand, la petite communauté mafieuse y est comme recluse, à l’image des oiseaux en cage que collectionne Ryad, le fils. Dans ce monde de faux-semblant l’argent est censé apporter le rêve et la liberté (y compris celle de dominer les autres), mais qui y croit vraiment ? Partout tout n'est que toc, comme les faux accessoires Chanel d'Aldjéria ! D'ailleurs Ryad ne pense qu’à fuir Alger –ville dans laquelle les jeunes semblent être prisonniers– pour l’Italie et ainsi retrouver son père, donc son identité. Aldjéria elle-même ne cherche qu’à fuir la ville pour courrir après sa jeunesse que trop révolue.Aldjéria est au sommet… et puis au fond. Trois ans en prison la transforment à peine. Elle reste un monstre inébranlable, du moins en apparence. Les autres membres de la bande eux, ont tourné la page et fait leur mea culpa : Shéhérazade, son « assistante prostituée » et Mina, sa sœur ont pris le voile. Mais pour Madame Aldjéria, pas de rédemption ! Elle ne renie rien, puisque renier c’est mourir en condamnant les choix qui l’ont faite. Jusqu’au bout Adjéria reste une force aveugle et orgueilleuse, pourtant terriblement triste. Déshonorée et ruinée Zineb (alias Aldjéria) s’en remet à ses rêves, de nouveaux rêves à présent… bien moins mégalos. Il faut peut-être une vie pour comprendre ce qui est essentiel et ne pas céder aux sirènes de l’argent…

13 août 2007

10 août 2007

Les 5 à 7 de la Grande Fille

Après moult tergiversations et dans le soucis de rentabiliser au mieux mon temps, j’ai choisi la plage comme lieu idéal pour passer mes 5 à 7… ben si, réfléchissez, c’est le seul lieu « 3 en 1 » : on bronze, on sieste et on mate ! Et oui, la plage est le lieu parfait pour observer les comportements (j’adore !) et se livrer de fait à une analyse sociologique digne de Durkheim ! Les familles, les couples, tout est passé au crible jusqu’à ce que je trouve LE sujet intéressant ! Hier soir, c’est plutôt la gent masculine qui est passée à la casserole et après plusieurs séries d’observations, mes constats sont là, pour le pire et pour le pire…
Je ne ferais ici que vous raconter deux anecdotes réelles évidemment, qui m’ont donné envie de ressortir Courtney Love et son Armada anti-mecs !
L’autre soir donc, je m’installe au hasard à côté de deux mecs qui pouvaient avoir la trentaine... mais j’en doute à l’heure actuelle vu leur sujet de conversation ! À peine allongée, voilà que le sketch commence. J’apprends que nos deux compères sont des piliers de boîte de nuit, véritables Don Juan en matière de branche, écoutez plutôt ! Le sujet de tous leurs tourments (et Dieu sait que c’est le terme exact) est une « bombe avec un putain de cul » à laquelle l’un des deux a laissé de façon indirecte (sur un pare-brise, c’est plus courageux !) son numéro de portable. Pourtant coup de théâtre ! Casanova répète à s’en rendre sourd (et moi avec) qu’il n’en à « rien à foutre de cette nana », qu’il peut très bien la laisser à son pote, affamé et alléché par tous ces récits ! Mais cet acte magnanime, que dis-je, cet acte princier, s’accompagne d’une ultime remarque et pas des moindres : « Putain, elle a un cul d’enfer mais j’te dis j’m’en fous, j’te la laisse mon frère mais t’as intérêt à la serrer », fin de citation.
Tout était dit, j’ai pris ma serviette pour me déplacer de quelques mètres, accablée que j’étais par tant de vilenie et de concupiscence, ce qui je suppose n’a pas du manquer de les faire rire… eux qui ont l’habitude de faire plier les filles sous leur charisme fou !
Blasée, je croyais l’être ce soir là, pourtant il semblait que je n’avais pas encore tout vu ! Ainsi à ma nouvelle place, je me retrouvais à nouveau près de deux autres gars (le cauchemar !) également tourmentés par les affres de leur sexualité ! Après quelques instants d’observation seulement voilà que je comprenais leur manège, consistant à jeter de fins galets sur deux jolies filles toutes proches. Sceptique que je suis, je ne pus m’empêcher de penser en moi même que des siècles et des siècles de civilisation, n’avait rien changé à la nature de l’homme et que la bienséance censée régir les mœurs courtoises entre un homme et une femme était loin de faire légion dans les pratiques. Il fallait donc en conclure que l’homme n’aspirait qu’à une seule et même chose : se comporter en primate des cavernes et jeter des pierres aux femmes en guise d’appel à la fornication…
Après ça, une seule image m’est venue pour illustrer ce post, celle du dragon Courtney (jadis gourou spirituel de la Grande Fille) qui en a déversé du fiel et du fiel sur tous ces imbéciles de mecs, sexistes et sûrs d’eux ! Bahhhhh !

09 août 2007

Encore une fille !

A priori la grande fille devrait aimer les films où il est question de fille... même si la fille est coupée en deux !N-ième film de Chabrol qui stigmatise le monde bourgeois... et qui passe à côté de ce que le spectateur réclame le plus : l'intrigue. Pourtant la mayonnaise a tout pour prendre : les acteurs sont là, leur rôle est parfaitement écrit (Ludivine Sagnier, François Berléand et Benoît Magimel forment un trio d'exception), mais les ressorts scénaristiques sont laissés en friche... sans même être exploités. Alors qu'on s'attend à la pire des histoires, entre démence et perversité, le repas est frugal et insipide !A se prendre pour Flaubert alors qu'il ne l'est pas (mais alors franchement pas), Chabrol se perd dans une mauvaise critique des notables (nouveaux riches) et du monde aristocratique provincial (thème pris et repris 1000 fois depuis "la cérémonie"). Alors que les acteurs, sublimes, font leur maximum pour faire monter le suspense, tout retombe en eau de boudin... sur un triste plagiat du dernier film de Woody Allen, Scoop ! Tellement à court d'idée pour sa chute Chabrol appelle la magie pour conclure son film sans fin ni chute, qui semble se complaire dans cette mièvre morale : "face au trivial de la vie, aux désillusions, seule reste l'imagination, le rêve". Pour me satisfaire c'est un peu court. Alors certes, les personnages sont hyper bien sentis et interprétés avec grand talent, mais le scénario bon sang il est où ! Chabrol nous ressert les mêmes décors (Cf. la photo jointe, qui pourrait aussi être tirée de "la fleur du mal"), les mêmes salons cosus et les mêmes personnages ! Finalement seuls les comédiens changent (et encore Magimel est déjà un habitué des films de Chabrol !), mais la musique est la même (au sens propore aussi) ! La seule variante est la maigre intrusion d'un thème nouveau, celui des désirs (jusqu'aux plus pervers) et du vieillissement qui ne les enterre pas. A ce propos "la fille coupée en deux" nous offre le spectacle dérangeant de cette jeune fille qui tombe amoureuse d'un "vieux"... limite écoeurant !En feuilletant ici et là des notes critiques, j'en conclus que la presse est presque unanime : le film est très bon... seuls mes amis de Libé ont l'honnêteté de dire que "la fille coupée en deux" est un petit Chabrol comme on en a connu quelque uns ces temps ci.Depuis "la demoiselle d'honneur" il faut reconnaître que Chabrol n'a fait que des films franchement moyens à la lisière du téléfilm et tout le monde l'encense... ça me donne presque envie d'appeler Lelouch pour lui dire "t'as raison pépère, que d'la magouille ces critiques !"à bon entendeur, salut !

07 août 2007

Le come back !

Grand retour de la Grande Fille à la guitare... redécouverte sous une fine pellicule de poussière, ma folk sonne encore bien... par contre c'est mes doigts qui souffrent déshabitués qu'il étaient des fils à beurre que sont les cordes... je vous épargne le spectacle pitoyable de mes doigts blanchis par les ampoules... la honte !

06 août 2007

Existe aussi en blanc !


En farfouillant sur le web, je suis retombée sur cette photo de ma cuisine ! Amusant de penser que plein de gens ont du visiter un peu de chez moi sans même me connaître !
En la revoyant je trouve qu'elle a de la gueule... à moins que ce soit l'effet de la distance Toulon-Paris ! Pendant deux ans elle est restée blanche... les travaux de peinture ne pouvant s'achever du fait d'un dégât des eaux (vive les immeubles 1900). Aujourd'hui elle est vert/jaune côté fenêtre et meubles. Mais finalement elle était plus classieuse en blanc (là je sens que Juju va me tuer en lisant ça et la suite...). Je crois que Robial avait raison de dire "ça doit être beau chez vous." :-(


NB : on apprécie l'autocollant d'origine resté collé sur la vitre pendant un an... "les bobos, les bobos..."

03 août 2007

Jeu du dessin et du hasard

Ce blog manquant sérieusement de fun, j'inaugure un petit jeu...

gagnera, gagnera pas... voici la règle du jeu :
le but est de re situer ce dessin dans son "contexte",
autrement dit où peut-on le voir et qui en est l'auteur ?


Le ou la 1ère qui sera en mesure de fournir la bonne réponse recevra les honneurs grandioses de la Grande Fille et verra son portrait (de gré ou de force) placardé dans son blog !

Bonne Chance !

02 août 2007

Retour

Kotor, Monténégro

Fini la Croatie, le Monténégro et la Bosnie ! Beau périple qui ne fait que rendre le retour à la réalité plus difficile... comme si les vacances étaient une parenthèse hors du temps et de l'espace connu, comme si Kotor ou Mostar étaient nulle part sur la carte. Après 2 ans de vacances dans les Balkans, me voilà prête à signer et à repartir dès que possible pour Sibenik ou Perast ! C'est tellement inouï de se sentir chez soi dans un pays étranger ! et pourtant, c'est à chaque fois la même chose, en repassant la frontière en direction de la France, je me sens un peu Croate et infiniment nostalgique.
Le retour à la civilisation est dur... suffit de 15 jours pour apprendre à se passer de tout (ou presque) sans en souffrir, téléphone, Internet et lit confortable ! suffit de 15 jours pour oublier les pressions quotidiennes et même le métier que l'on fait ! Y revenir demande un temps d'adaptation... comme si entre le fin fond de la Bosnie et la France un sas était nécessaire, pour réapprendre à vivre avec toutes ces choses fondamentalement inutiles... mais auquelles nous n'échappons pas ! On dit que les voyages forment la jeunesse... ils ont surtout le mérite de nous faire réaliser combien certaines choses du quotidien sont futiles, combien nos plaintes d'enfants gâtés sont illégitimes, alors même qu'en Europe d'autres ont si peu ! Je me souviendrais des écarts de richesse, et de la cupabilité d'avoir tout quand le bonheur tient dans si peu de chose...

01 août 2007

Et c'est encore Août...

Les années passent... et le blog survit !
Deux ans, ça vaut bien un lâché de ballons non ?